Saint-Césaire: un peu de répit... pour les enfants

Une chose est sûre, Marie-Ève Jodoin est enthousiaste... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Une chose est sûre, Marie-Ève Jodoin est enthousiaste à l'idée d'accueillir ses premiers pensionnaires, la fin de semaine prochaine.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Saint-Césaire) On dit que le hasard fait bien les choses. Et c'est une heureuse coïncidence qui a uni Marie-Ève Jodoin au Centre de la petite enfance (CPE) Mamie Pom, à Saint-Césaire. Cette rencontre a donné naissance à un service de garde de répit dont l'ouverture officielle a eu lieu jeudi.

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Mamie-Pom compte 558 places en milieu familial et plus de 220 places dans les quatre installations du CPE.

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Une initiative semblable avait eu cours il y a une dizaine d'années dans un milieu familial de la région, où les enfants de Carignan jusqu'à Saint-Césaire étaient accueillis. Or, celle-ci n'avait pas survécu à l'épreuve du temps, mais les partenaires - la Table de concertation 0-5 ans, le CLSC du Richelieu et le CPE Mamie Pom, pour ne nommer que ceux-là - avaient bon espoir de la voir renaître un jour.

De leur côté, Émilie Meunier et Anik Lussier, agentes de soutien pédagogique technique au CPE, avaient pour mandat de dénicher la perle rare pour y parvenir. Une perle qui accepterait non seulement un horaire atypique, mais qui ferait face à des défis différents de ceux de ses collègues.

«Ce ne sont pas toujours les mêmes enfants qui vont revenir, explique Marc Bour, ancien directeur général du CPE, qui s'est longuement impliqué dans le projet. Son défi ne sera donc pas l'intégration des enfants et de leur inculquer un programme éducatif, mais de leur offrir un séjour agréable le temps d'une fin de semaine. Ce sera toujours à recommencer.»

En parallèle, Mme Jodoin et son conjoint se sont portés acquéreurs d'un triplex dans la rue Saint-Jean, à Saint-Césaire, l'an dernier. La jeune femme, qui étudie actuellement le droit à l'université, caressait le rêve d'y ouvrir un service de garde.

«Mais avec mes études du lundi au vendredi, c'était difficile, confie celle qui est dotée d'un intérêt naturel pour le travail humanitaire. Alors quand j'ai su qu'ils cherchaient quelqu'un les fins de semaine, c'était parfait!»

Au cours de l'été, la future éducatrice a suivi la formation nécessaire en plus d'aménager l'immeuble et de l'équiper. Une partie du premier étage occupe la principale salle de jeux, les lits et la cuisinette. Une autre salle de jeu attend les tout-petits au deuxième étage.

Une première

Plusieurs mois ont été nécessaires pour articuler le projet. «On s'était dit que pour le relancer, il fallait un cadre plus structuré, comme celui d'un service de garde subventionné», explique M. Bour.

«Un service de garde est subventionné pour environ 50 heures réparties sur cinq jours. Notre service de fin de semaine représente une charge de travail équivalente répartie sur deux jours et demi», illustre-t-il ensuite. À ses yeux, la seule différence sera perceptible au niveau administratif en raison du plus grand nombre d'inscriptions.

Ainsi, le tarif journalier sera le même que dans un CPE financé par le ministère de la Famille. La part des parents les plus défavorisés peut être financée par la Table de concertation.

Besoins particuliers

Dès le 16 septembre, le service de garde pourra accueillir jusqu'à six enfants d'âge préscolaire à la fois, du vendredi soir au dimanche. Pour avoir accès au service, il faudra toutefois y être référé par le CLSC, une travailleuse sociale, la direction de la protection de la jeunesse, un éducateur ou la Table de concertation, entre autres.

Parents malades, en dépression, situation difficile, manque de stimulation: c'est la situation familiale de l'enfant qui déterminera si celui-ci peut bénéficier du service.

«On est très fiers d'offrir ça, se félicite l'actuelle directrice générale du CPE, Annie Laplante. Ça va donner un service supplémentaire aux familles de la région et un répit tant aux enfants qu'aux parents.»

Au besoin, les éducatrices régulières du CPE seront sur appel et pourront donner un coup de main à Mme Jodoin. Les responsables du projet ont bon espoir que celui-ci porte ses fruits.

Advenant le succès de l'initiative, il n'est pas exclu qu'un deuxième éducateur ou un deuxième milieu soit ajouté. Qui plus est, la concertation entre les différents acteurs du milieu permettra de mettre les familles en lien avec une pléthore de services à la petite enfance.

Une chose est sûre, la nouvelle éducatrice est enthousiaste à l'idée d'accueillir ses premiers pensionnaires, la fin de semaine prochaine. «Ici, ça va être comme un camp de jour. Je me vois un peu comme une tante qui accueille les enfants le temps d'une fin de semaine!», lance-t-elle.

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