La conseillère Labbé rétrogradée à Cowansville

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Les relations entre la conseillère Corinne Labbé et le maire Arthur Fauteux sont tendues depuis plusieurs mois.

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Cowansville) La conseillère Corinne Labbé n'a plus la confiance de ses collègues du conseil pour bien représenter la Ville de Cowansville. Ils lui reprochent de tergiverser dans ses prises de décisions, d'outrepasser ses responsabilités d'élue et de nuire au travail des hauts fonctionnaires.

Dans une assemblée chargée de tensions, les membres du conseil, sur une résolution du maire Arthur Fauteux, ont voté mardi soir pour dépouiller la conseillère du quartier Ruiter de son poste de représentante de la Ville à la Régie intermunicipale d'élimination des déchets solides de Brome-Missisquoi. Tous les conseillers présents (Michel Charbonneau étant absent) ont appuyé la résolution, à l'exception bien entendu de Mme Labbé.

Citant une longue liste de déclarations, d'agissements et de comportements attribués à la conseillère depuis le printemps lors de rencontres de travail, M. Fauteux s'est dit incapable de lui faire confiance. «Elle est incapable de prendre des décisions. Tout est toujours compliqué avec elle. On perd un temps fou et on n'avance pas», a-t-il dit en marge du conseil.

La démolition du pont Eugène-Boisvert est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, a indiqué M. Fauteux. Les membres du conseil se sont rencontrés en caucus spécial le 12 août pour étudier les derniers détails du projet. Mme Labbé aurait alors demandé de retarder le tout de deux semaines avant d'octroyer le contrat pour obtenir plus d'informations. Une aberration, selon M. Fauteux. «On a eu une quinzaine de rencontres sur ce projet. Cinq experts sont venus nous expliquer nos options. Nous avions toutes les informations nécessaires. Nous ne pouvions pas attendre. Ça aurait poussé les travaux durant les mois d'hiver.»

Le contrat a finalement été accordé le 15 août.

La conseillère Labbé s'est dite surprise de cette rétrogradation. Elle y voit une tactique pour la museler. «C'est une surprise pour moi. C'est inattendu», a-t-elle déclaré au terme du vote la privant de son poste à la RIEDSBM. Cette décision, selon elle, «illustre une incapacité (du conseil) à travailler avec des divergences d'opinions». «On cherche à bâillonner une conseillère», a-t-elle dit.

Mme Labbé ne comprend pas que les autres membres du conseil lui retirent ses responsabilités à la Régie alors qu'ils n'ont aucune critique sur son travail auprès de cette organisation paramunicipale.

Au cours des deux dernières années, a-t-elle expliqué, elle a participé au travail du conseil d'administration alors que des projets importants étaient en cours, notamment la réorganisation de la direction, le transfert de l'écocentre de Cowansville sur le site de la RIEDSBM, les préparatifs pour traiter les matières organiques dans la MRC ainsi que l'entretien du chemin Saint-Joseph où se trouve le site d'enfouissement de l'organisme. Elle considère avoir fait du bon travail.

Relations tendues

Les relations entre le maire et la conseillère sont tendues depuis plusieurs mois. M. Fauteux a reproché par le passé à Mme Labbé de remettre en question publiquement des décisions du conseil. En décembre dernier, il l'a semoncée parce qu'elle s'était dite mal à l'aise avec le fait que le conseil avait enclenché lors d'une séance extraordinaire une demande de règlement d'emprunt de 1,4 million de dollars pour la bibliothèque. Mme Labbé aurait préféré que le tout se fasse en assemblée publique alors que des citoyens sont présents lors des délibérations.

M. Fauteux y a vu un manque de respect pour ses collègues.

Lors des embauches de la greffière et du directeur du service de l'aménagement urbain et de l'environnement, en janvier et août 2015, Mme Labbé avait voté contre. Dans le premier cas, elle appelait à une révision des salaires versés aux cadres, dans le second, elle estimait que l'expérience du candidat retenu n'était pas suffisante.

Le maire l'a critiquée pour ces deux décisions.

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