La région s'illustre avec force au championnat provincial

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Les efforts consentis au cours de la dernière année se sont avérés payants pour le Sheffordois Brian Langis, qui  a obtenu son billet pour le championnat canadien amateur.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est

(Waterloo) Une cinquantaine d'athlètes ont rivalisé de puissance à Waterloo samedi après-midi à l'occasion du 2e championnat provincial d'hommes forts et femmes fortes ACAFA.

Le Cowansvillois Tim Côté.... (Julie Catudal, La Voix de l'Est) - image 1.0

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Le Cowansvillois Tim Côté.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

Les vainqueurs ont été couronnés au terme des quatre épreuves: le soulevé de terre, le développé avec altères, la pierre Husafel puis le medley de transport de charges. Qui plus est, les deux premiers de chaque catégorie (voir encadré) se sont qualifiés pour le prochain championnat national amateur.

Du lot, cinq athlètes de la région - tous des habitués du centre d'entraînement athlétique La Taule de Waterloo - se rendront à Regina, en Saskatchewan, le 24 septembre prochain.

Les spectateurs présents au parc des Générations samedi ont notamment pu voir à l'oeuvre Tim Côté. Plus tôt cet été, le Cowansvillois a décroché le titre de champion canadien en classe «ouverte» parmi les athlètes soumis à des tests antidopage.

«Beaucoup de gens ne le savent pas, mais c'est deux choses complètement différentes. (Accepter les athlètes dopés), c'est un peu la mentalité nord-américaine», explique-t-il.

Le Cowansvillois participera donc au championnat mondial de la World's Natural Strongman Federation au début octobre.

Venu à Waterloo principalement pour «s'amuser», Côté a fini deuxième en classe super-lourd, étant finalement devancé par Nicholas English au classement cumulatif.

Démocratiser le sport

Yannik Morin, un des principaux organisateurs du championnat provincial amateur, estime que l'événement se distingue nettement de son équivalent professionnel, qui tiendrait davantage du «spectacle».

«On veut quelque chose qui ressemble le plus possible à une compétition sportive, avec des catégories de poids et un vrai système d'arbitrage», indique le propriétaire du centre La Taule.

«On veut que le sport soit accessible au plus de gens possible. Traditionnellement, on pense que les compétitions d'hommes forts sont réservées aux géants et aux personnes surdimensionnées. Mais nous, on veut que tous ceux qui aiment forcer aient la chance de compétitionner contre d'autres athlètes du même poids», ajoute-t-il.

C'est notamment le cas du Sheffordois Brian Langis, qui vient tout juste de compléter sa première année sur le circuit des hommes forts. En 2015, il avait terminé dernier de sa catégorie à Waterloo.

«Ce qui est particulier dans ce genre de compétition, c'est que tu ne sais pas vraiment à quoi t'attendre. Ce n'est pas le genre d'épreuves que tu peux pratiquer souvent dans un gym. Donc, tu te présentes et tu fais de ton mieux.»

Les efforts consentis au cours de la dernière année se sont avérés payants pour Brian. Deuxième dans la catégorie hommes léger, il a obtenu son billet pour le rendez-vous national. Une dizaine de femmes étaient également inscrites samedi. Établies à Waterloo, Marie-Ève Roy et Manon Papineau ont découvert les compétitions de force il y a deux ans.

«On s'entraîne depuis cinq ans, précise Mme Roy. On faisait beaucoup d'haltérophilie et de power lifting, mais il n'y avait rien au bout. Maintenant, on est capables de mesurer nos performances.»

Manon Papineau souhaiterait toutefois que plus de femmes fortes tentent leur chance. «Ça changerait la dynamique et augmenterait le niveau de compétition», estime-t-elle.

Un programme scolaire

Toujours dans le but de démocratiser les compétitions de force, Yannik Morin a pris la relève comme responsable d'une initiative pancanadienne en milieu scolaire. Une quinzaine d'établissements devraient être visités au cours des prochains mois.

«Ça va vraiment devenir très populaire selon moi. (...) C'est prouvé que les jeunes qui s'entraînent sur l'heure du midi sont moins portés à consommer toutes sortes de choses», fait valoir le Sheffordois.

«Il y a beaucoup de jeunes qui hésitent à faire du sport, que ce soit en raison de leur physionomie ou parce qu'ils ne veulent pas participer à des sports collectifs. Les compétitions de force sont peut-être faites pour eux.»

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