Brigham veut agrandir le coeur du village

Le secteur boisé derrière la rue des Pins... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

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Le secteur boisé derrière la rue des Pins et du chemin Hallé Ouest à Brigham verra 200 maisons être construites au cours des 25 prochaines années, selon le plan stratégique de la municipalité.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Brigham) La municipalité de Brigham planche sur un ambitieux projet pour développer son noyau villageois et la qualité de vie de ses résidants. La pierre angulaire de son plan: aménager des infrastructures pour accueillir dans les 25 prochaines années 200 nouvelles maisons.

En plus de favoriser la construction résidentielle, la municipalité aménagera des pistes multifonctionnelles pour permettre aux résidants de se déplacer vers le coeur du village. Un accès à la rivière Yamaska Sud-Est est également prévu dans les plans, signale Me Jean-François Grandmont, directeur général de Brigham. «On veut que les citoyens et leurs enfants puissent se déplacer en toute sécurité vers le village. Tout ça va être prévu dans les nouveaux aménagements.»

Le réseau d'égout sera prolongé le long de la rue des Pins et du chemin Hallé Ouest pour permettre de développer une superficie de 69 hectares au sud-ouest du village, près de la rivière Yamaska Sud-Est. Toute cette partie est zonée blanche. C'est la dernière dans l'ensemble de la municipalité rurale, souligne le maire Normand Delisle. Il importe de la développer, dit-il. «Nos seuls revenus nous viennent des taxes foncières. Si on n'a pas de croissance de notre richesse foncière, ça va avoir tôt ou tard un impact sur nos services. Nos citoyens devront payer plus cher si on veut les maintenir. Si on se développe, ça sera plus facile de maintenir notre taux de taxe compétitif.»

La municipalité compte 2438 citoyens. Près de 40 % d'entre eux habitent dans le secteur du village. Son taux de taxation est de 76 ¢ par 100 $ d'évaluation.

Appel d'offres

L'administration municipale lancera sous peu un appel d'offres pour la préparation des plans et devis du prolongement de son réseau d'égout de la rue des Bouleaux à l'avenue Le Cavalier, soit sur environ 750 mètres. Le système de traitement des eaux usées est capable de gérer plus de volume, assure Me Grandmont. «C'est un système très efficace. On ne l'utilise qu'à 60 %. On a encore de la place, s'il le faut, pour les agrandir (bassins de traitement)», a-t-il dit.

Me Grandmont n'a pas voulu dévoiler le coût des estimations. Les plans et devis permettront de mieux les évaluer, a-t-il dit. Un montant de 40 000 $ est prévu au budget pour cette étape. Pour le reste, la municipalité assumera une partie des coûts du prolongement du réseau et de la construction d'une station de pompage. Les promoteurs immobiliers devront assumer les autres coûts, a dit M. Delisle.

La municipalité a déjà soumis son projet pour obtenir une subvention dans le cadre du programme Canada-Québec sur les infrastructures. Elle est en attente d'une réponse des paliers supérieurs.

La première phase de développement prévoit la construction de 48 unités sur une superficie de 25 hectares. La deuxième devrait mener à la construction de 158 unités d'habitation sur 44 hectares. Plusieurs types d'habitation seront érigés, a dit Me Grandmont. «On veut que ça réponde à tous les besoins, des jeunes familles aux personnes à la retraite.»

Développement domiciliaire, Brigham, maire Normand Delisle et DG... (Alain Dion, La Voix de l'Est) - image 2.0

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Développement domiciliaire, Brigham, maire Normand Delisle et DG Jean-François Grandmont.

Alain Dion, La Voix de l'Est

Des puits pour le secteur Guay

Après des années de réflexion et de discussions avec les autorités gouvernementales, la municipalité de Brigham a finalement fait son lit dans le dossier du secteur Guay: elle creusera des puits artésiens pour régler des problèmes d'eau potable.

En tout, 22 puits seront creusés pour desservir toutes les maisons branchées à un vieux réseau d'aqueduc. La municipalité a hérité malgré elle de ce réseau, construit en 1972 sur les rues Guay, Miltimore, Léandre, Desjardins, Fordyce et Pothier, à la suite d'un décret du ministre de l'Environnement de l'époque, Claude Béchard. La propriétaire ne pouvait plus assumer l'entretien du réseau, d'où l'intervention de Québec.

L'affaire a pris une tournure malencontreuse quelques mois plus tard lorsque des tests réalisés par la municipalité ont révélé la présence de coliformes fécaux et totaux. Les différentes inspections menées pour trouver la source du problème n'ont jamais permis de l'identifier.

Outre le creusage de puits, deux autres solutions étaient étudiées: prolonger le réseau d'aqueduc de la Ville de Cowansville jusqu'à ce quartier ou reconstruire le réseau. Ces deux options étaient très onéreuses. Les estimations dépassaient le 1,5 million de dollars.

Le coût des travaux pour creuser 22 puits est de 450 000 $. «On ne peut pas se lancer dans des travaux pour amener le réseau de Cowansville jusqu'ici ou refaire tout le réseau. Nos citoyens n'auraient jamais accepté ça. Ils auraient sorti le goudron et les plumes. Les puits, c'est une bonne solution», affirme le maire Normand Delisle.

La municipalité estime pouvoir obtenir une subvention de Québec pour défrayer 50 % des coûts. Le reste sera payé par les propriétaires qui obtiendront un nouveau puits. Ils pourront rembourser leur part sur une période de 20 ans, a dit M. Delisle.

Les premiers puits pourraient être creusés dès l'automne, a indiqué le directeur général de la municipalité, Me Jean-François Grandmont. «On est encore en discussion avec le ministère (des Affaires municipales). Mais ça se passe bien. On pense pouvoir commencer en octobre.»

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