Maladie de Lyme: le nombre de cas a doublé dans la région

Marie-Ève Fafard a contracté la maladie de Lyme... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

Agrandir

Marie-Ève Fafard a contracté la maladie de Lyme au courant du mois de juillet. Maux de tête, vision trouble, paralysie faciale... Ces symptômes ont été traités à temps, heureusement pour elle.

Janick Marois, La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jérôme Savary
La Voix de l'Est

(Granby) Qu'elle se déplace à dos de chevreuil ou de rongeur, la tique à pattes noires - porteuse de la maladie de Lyme - fait de plus en plus de victimes dans les MRC de La Haute-Yamaska et Brome-Missisquoi.

Il n'y a pas besoin d'aller bien loin... (Archives La Voix de l'Est) - image 1.0

Agrandir

Il n'y a pas besoin d'aller bien loin pour être victime d'une tique.

Archives La Voix de l'Est

S'accrochant à l'insu de ses hôtes, elle a propagé la maladie à une soixantaine de personnes, à l'échelle de l'Estrie, selon des données rapportées dernièrement pour l'année 2016.

Les deux MRC couvertes par La Voix de l'Est sont particulièrement concernées, puisqu'elles accueillent la grande majorité de ces cas. Il s'agit de cas confirmés ou actuellement sous enquête.

Selon la directrice de la santé publique en Estrie, Dre Mélissa Généreux, 15 cas ont été répertoriés à Granby, 7 à Bromont et6 à Cowansville. Quelques cas ont aussi été signalés à Dunham. «En proportion, cela fait de Bromont la ville la plus touchée par la maladie de Lyme», a-t-elle indiqué jeudi en entrevue à l'Hôpital de Granby.

Les personnes infectées sont ainsi deux fois plus nombreuses qu'à pareille date l'an dernier en Estrie. «Et 30 cas, c'était déjà beaucoup à nos yeux», rappelle Dre Généreux.

«On sonne l'alarme, car malgré nos efforts de communication sur la maladie de Lyme, on constate une méconnaissance de la maladie dans la population», précise la spécialiste en santé publique.

La médecin indique que si elle n'est pas prévenue ou traitée à temps, la maladie peut être très invalidante. «Parmi les conséquences chez la personne touchée, on note des problèmes neurologiques, cardiaques, voire de l'arthrite; les gens vont voir leurs capacités fortement diminuées.»

Paralysie faciale

Marie-Ève Fafard, une résidante du centre-ville de Bromont, l'a appris à ses dépens. Le tout a débuté le 10 juillet dernier avec des maux de tête.

«Une semaine plus tard, ma vision est devenue double», explique la femme âgée de 43 ans qui a ensuite subi une paralysie faciale.

Quand elle a constaté qu'elle ne voyait plus comme avant, Mme Fafard s'est rendue à l'urgence de l'hôpital à Cowansville. Après une rencontre avec un ophtalmologiste, puis une autre avec le neurologue de Granby, des soupçons émergent. On aurait affaire à la maladie de Lyme.

Après une ponction lombaire, on diagnostique à la Bromontoise une méningite. La maladie de Lyme se confirme. À ce stade, les médecins décident de lui administrer rapidement un antibiotique.

Heureusement, cette mère de deux enfants a été guérie à temps. Aujourd'hui, seule une légère fatigue lui rappelle encore cette fâcheuse histoire. Sans oublier le voyage en famille au Costa Rica avec son conjoint et ses deux enfants qui a dû être annulé, puisque lequel le départ était prévu le jour de son entrée à l'urgence de l'hôpital.

Près de la maison

Si Marie-Ève Fafard n'a aucune idée du lieu où elle se trouvait quand elle s'est fait piquer, il n'y a pas besoin, généralement, d'aller bien loin pour être victime d'une tique. «On pourrait penser que les gens se font surtout piquer quand ils sont en camping, font de la randonnée, mais on constate que les piqûres de tiques ont été répertoriées principalement près du lieu de résidence», souligne Dre Généreux.

La spécialiste en santé publique, consciente du caractère alarmiste d'une telle nouvelle, tient à rassurer la population et invite à continuer de profiter des activités des activités de plein air. «Ne vous empêchez surtout pas d'aller dehors!», tempère-t-elle.

À condition, bien sûr, de prendre les mesures de précaution nécessaires. Parmi celles-ci, l'inspection corporelle visuelle devrait devenir une nouvelle routine d'hygiène élémentaire, selon Marie-Ève Fafard. «On devrait prendre cette habitude de la même façon que l'on se lave les dents tous les jours!», dit-elle.

Pour en connaitre davantage sur la maladie de Lyme et les mesures préventives, visiter le www.santeestrie.qc.ca

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer