Incendie à la SPA de l'Estrie: augmentation de la sécurité à Cowansville

La SPA de l'Estrie, à Sherbrooke.... (Archives La Tribune)

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La SPA de l'Estrie, à Sherbrooke.

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(Sherbrooke) En réaction à la tentative d'incendie contre la SPA de l'Estrie dans la nuit de jeudi à vendredi, la SPA des Cantons resserra ses mesures de sécurité prochainement.

Josiane Demers, une Cowansvilloise de 29 ans, a été accusée d'incendie criminel, d'entrée par effraction et de possession d'outils dans le but de faire un cambriolage pour avoir tenté de récupérer son chien détenu depuis quelques semaines à Sherbrooke. Elle est connue des policiers pour des antécédents semblables.

Elle a aussi été rencontrée par la Sûreté du Québec dans le cadre de l'enquête entourant le vol du fameux pitbull Killer à la SPA des Cantons, le 31 juillet dernier.

C'est ce qui pousse le directeur de l'établissement, Carl Girard, à augmenter ses mesures de sécurité. «On veut ajouter un système de caméras de surveillance, ainsi qu'une barrière cadenassée, pour augmenter la sécurité du bâtiment», explique-t-il. Des barreaux métalliques ont déjà été installés aux fenêtres de la SPA des Cantons à la suite du vol.

M. Girard avoue d'ailleurs être inquiet de subir des représailles après la décision de la Cour supérieure du Québec concernant l'euthanasie de deux pitbulls, Killer et Blanca. La municipalité de Cowansville déposera mardi matin à 9 h une demande à la Cour supérieure à cet effet.

Il s'insurge d'ailleurs de cette tentative d'incendie. «À quoi elle a pensé?, lance-t-il. Elle aurait tué combien d'animaux pour un seul chien si son feu avait réussi?»

Feu dans une poubelle

Josiane Demers s'est présentée dans la nuit de jeudi à vendredi sur le boulevard Queen-Victoria afin de tenter de récupérer son chien à la SPA de l'Estrie, à Sherbrooke.

«L'animal n'était pas sur place. Elle a alors tenté de causer un incendie dans les locaux», explique le porte-parole du Service de police de Sherbrooke, Philippe Dubois. Elle aurait allumé le feu dans une poubelle.

Le système d'alarme de la SPA-Estrie a averti les policiers de la présence suspecte dans l'établissement.

«La dame avait réussi à pénétrer dans les locaux avec des outils de cambriolage. Les policiers sont arrivés face à face avec elle. Il y avait une odeur de brûlé à l'intérieur», mentionne le porte-parole du SPS.

Josiane Demers a été remise en liberté sous caution en attendant son procès. Elle devra respecter un couvre-feu et ne pourra se trouver à la SPA de l'Estrie.

«Te savoir libre»

Josiane Demers avait démontré beaucoup de joie quant à la réussite du vol de Killer sur sa page Facebook. Elle serait une amie du propriétaire. «Par connaissance de cause, je peux affirmer qu'on a gagné! [...] Si prendre les risques qui ont été pris aujourd'hui pour toi, si les accusations portées et même une arrestation s'est avérée le minime prix pour te savoir libre, loin de la cage dans laquelle on t'a enfermé en attente d'une fin non justifiée, et bien ça en a valu la peine!», écrit-elle le jour du vol, en publiant des photos avec le chien.

«Merci à tous ceux qui ont aidé Killer à s'évader, ajoute-t-elle. Pis pour tous les autres mécontents de son évasion, bien meilleure chance la prochaine fois!»

Killer a été retrouvé le 10 août dernier dans un appartement de Waterloo et est désormais conservé dans un lieu tenu secret, puisque son propriétaire aurait proféré des menaces contre Carl Girard.

 

- Avec la collaboration de René-Charles Quirion, La Tribune

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