Pike River adhère à l'entente pour l'aréna de Bedford

Maurice Émond s'oppose à l'entente à laquelle Pike... (Alain Dion, La Voix de l'Est)

Agrandir

Maurice Émond s'oppose à l'entente à laquelle Pike River a adhéré pour pouvoir profiter des services de l'aréna de Bedford.

Alain Dion, La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Karine Blanchard
La Voix de l'Est

Pike River a finalement décidé de joindre le groupe de municipalités qui a accepté l'entente de fourniture de services proposée par Bedford pour l'utilisation de son aréna. Cette décision déplaît toutefois à un citoyen qui estime que la municipalité signe un chèque en blanc à Bedford.

Pike River a entériné à la dernière séance du conseil municipal, le 1er août, l'entente d'une durée de dix ans. Elle devient ainsi la 11e municipalité à y adhérer. Elle permettra aux hockeyeurs et patineurs artistiques des municipalités signataires de continuer à pratiquer leur sport à l'aréna de Bedford.

L'entente stipule que les frais d'utilisation seront assumés à 20 % par Bedford et à 80 % par les 11 autres municipalités. La contribution est composée d'un montant de base auquel s'ajoutent d'autres sommes établies en fonction de quatre paramètres: la population, la richesse foncière, le nombre d'utilisateurs mineurs et la proximité avec le pôle de Bedford ou la MRC du Haut-Richelieu.

Quant aux travaux de rénovation de l'aréna, prévus en 2017, ils seront entièrement assumés par Bedford.

Le maire de Pike River, Martin Bellefroid, affirme que la municipalité a participé aux discussions depuis le début et que la municipalité était en accord avec cette entente, mais il attendait que les autres municipalités embarquent avant d'emboîter le pas.

Le montant que déboursera Pike River n'est pas déterminé encore. Il pourrait varier entre 5000 $ et 10 000 $ annuellement, indique Sonia Côté, directrice générale de la municipalité.

Pour le moment, les élus n'ont pas décidé de quelle façon cette somme serait taxée pour les 526 citoyens. «Ce sera décidé lors de l'adoption des prévisions budgétaires en décembre», précise-t-elle.

Manque d'information

Un citoyen de Pike River, Maurice Émond, s'oppose à la signature d'une telle entente. «La municipalité n'a pas fait de rencontre pour informer les citoyens et leur présenter l'entente, déplore-t-il. C'est quoi l'entente? Personne ne l'a vu. Je ne comprends pas pourquoi ils se sont embarqués là-dedans.»

Le septuagénaire, qui a assisté à la séance du conseil pendant laquelle l'entente a été acceptée, dit avoir questionné les élus, mais plusieurs questions sont demeurées sans réponse, notamment par rapport au coût que l'entente engendrera pour la population de Pike River, dit-il.

«Combien ça va coûter? Personne ne sait rien, déplore le citoyen. Ils ont été élus pour protéger les citoyens, pas pour nous faire payer trop cher de taxes et là, ils signent un chèque en blanc!»

M. Émond refuse de payer «une taxe de loisirs à Bedford». «Pourquoi à Bedford, ils n'arrivent pas? Bedford n'a pas les moyens d'avoir un aréna et fait payer les autres autour», estime-t-il.

L'homme se questionne aussi à savoir quel sera le pouvoir des représentants des municipalités qui siègeront au comité de gestion de l'aréna. Il souhaite également que Bedford publie l'entente dans les journaux afin que les citoyens puissent en prendre connaissance.

M. Émond a fait savoir qu'il songe à contacter le ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire pour leur faire part de la situation.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer