«Assurer la relève passe par un vélodrome couvert à Bromont»

Yannik Morin, ex-entraîneur du cycliste Hugo Barrette, a... (Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est)

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Yannik Morin, ex-entraîneur du cycliste Hugo Barrette, a commenté en direct la performance de l'athlète lors de l'épreuve de repêchage du keirin, mardi.

Christophe Boisseau-Dion, La Voix de l'Est

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Le passage du cycliste Hugo Barrette à Rio ravive l'importance d'avoir un vélodrome couvert à Bromont. C'est ce qu'ont affirmé les spécialistes du domaine sportif interviewés par La Voix de l'Est, mardi, alors qu'ils étaient réunis au Centre national de cyclisme de Bromont (CNCB) pour suivre l'épreuve de keirin, à laquelle prenait part l'athlète.

À peine quelques minutes avant le départ du repêchage du keirin, mardi, Yannik Morin, ex-entraîneur de Hugo Barrette, a pris la mesure du parcours du jeune cycliste sur piste. «Le chemin pour se rendre aux Olympiques est parsemé d'obstacles. Hugo a les atouts pour les surmonter. C'est un gars intense, puissant et déterminé. C'est un très bel exemple pour les jeunes. (...) C'est évident que le voir en action à Rio, ça donne une bonne dose de fierté», a-t-il indiqué en entrevue.

En fait, Barrette était l'unique Canadien participant aux épreuves de cyclisme sur piste à Rio. La trentaine de partisans regroupés au centre du vélodrome bromontois étaient sur le bout de leur siège quand le champion panaméricain a fait ses premiers tours de roue sur l'ovale brésilien en avant-midi. L'habitué du CNCB a toutefois terminé second de sa vague de qualification, à quelques centièmes du vainqueur, marquant ainsi la fin de son aventure olympique.

«C'était quand même un match serré. Hugo a travaillé tellement fort pour être là, a réitéré Yannik Morin à l'auditoire. Je pense qu'il va regarder ça en rétrospective et qu'il va être content de sa course. Il y a tout un volet apprentissage là-dedans. Espérons qu'il va foncer pour quatre autres années pour arriver au sommet de son sport aux prochains Jeux.»

Vélodrome

Le 16 août marquait le 20e anniversaire de l'ovale bromontois, qui provient des Jeux d'Atlanta de 1996. Il s'agit de la seule installation du genre au Québec depuis la perte de celle de Montréal. Le directeur général de la Fédération québécoise des sports cyclistes, Louis Barbeau, commentateur des épreuves sur piste à Rio, n'a pas raté l'occasion de parler du projet de vélodrome couvert porté par le CNCB.

«Bromont travaille actuellement très fort pour obtenir un vélodrome couvert. La Ville s'est déjà commise pour 1 M$. (...) Évidemment, les performances d'un athlète comme Hugo peuvent inspirer toute une génération de jeunes cyclistes qui veulent faire de la piste. (...) On est persuadés qu'avec un vélodrome intérieur, on pourra produire d'autres athlètes comme Hugo Barrette au cours des prochaines années», a-t-il mentionné en ondes, avant le lancement de l'épreuve.

Yannik Morin est du même avis. «Assurer la relève passe par un vélodrome couvert à Bromont. C'est incontournable! , a-t-il lancé en entrevue. Depuis plusieurs années, Bromont est un incubateur de sprinters. Avec un toit sur le vélodrome, les athlètes de partout au Canada viendront ici été comme hiver. Les gens du milieu sportif croient au projet. Reste aux gouvernements (fédéral et provincial) de faire en sorte que ça fonctionne en donnant les fonds nécessaires.»

Éric Van den Eynde, entraîneur cycliste de longue date, notamment de la coureuse Lyne Bessette, était présent à Bromont, mardi. Pour voir Hugo Barrette à l'oeuvre. Mais surtout pour appuyer le projet de longue haleine du CNCB. «Présentement, on a un vélodrome qui ne permet pas de cumuler des données, avec le vent et les conditions atmosphériques. C'est difficile pour les athlètes de voir s'ils ont réellement progressé en entraînement. Et surtout, ce qu'amènerait un vélodrome couvert ici, c'est l'opportunité d'initier des gens aux sports sur piste», a mentionné celui qui dirigera l'équipe cycliste canadienne paralympique à Rio.

D'ailleurs, jusqu'ici, presque toutes les médailles olympiques du Canada ont été gagnées par des femmes. À quoi peut-on attribuer cette réalité?

«Le Canada investit beaucoup au niveau féminin, a fait valoir M. Van den Eynden. Ici, on traite tous les athlètes sur le même pied d'égalité. Ça fait la différence pour le développement des femmes dans les sports de haut niveau.»

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