«Killer» volé à la SPA des Cantons

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La SPA des Cantons espère que «Killer» sera bientôt retrouvé.

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Jérôme Roy
La Voix de l'Est

(Cowansville) Victime du vol d'un chien dangereux dont elle avait la garde, la SPA des Cantons sonne l'alarme. «Killer», un des deux molosses qui a tué un petit chien et mordu le propriétaire de celui-ci le 24 juillet dernier à Cowansville, a été dérobé dimanche dernier.

Le directeur de l'organisme, Carl Girard, croit que le dossier doit être réglé rapidement. La bête représenterait «un potentiel d'agressivité élevé» et un «risque de morsure élevé».

«Selon moi, oui. Mais écoute, est-ce qu'il est à Cowansville, est-ce qu'il est ailleurs, je ne le sais pas. [...] S'ils peuvent nous aider à retrouver ce chien-là et puis à punir les gens qui sont impliqués dans le dossier, c'est sûr que ce serait grandement apprécié.»

Il rappelle au passage qu'il serait périlleux d'approcher «Killer». En ce qui concerne sa sortie publique quelques jours après les faits, le directeur de la SPA explique avoir voulu laisser la Sûreté du Québec faire son travail.

«On a attendu une couple de jours parce qu'on ne voulait pas nuire à l'enquête criminelle. [...] On voulait vraiment donner une longueur d'avance aux policiers là-dessus.»

En début de soirée jeudi, la Sûreté du Québec a pour sa part indiqué que les vérifications sur la situation sont en cours.

Un individu visé

Dans l'esprit de Carl Girard, le propriétaire du molosse est pratiquement le seul qui aurait pu commettre ce geste.

«C'est clair! Écoute, il n'y a pas personne qui pouvait approcher ce chien-là! [...] C'est un chien qui était très agressif, ça fait que je vois mal M., Mme Tout-le-monde venir entrer par une fenêtre à la SPA et repartir avec le chien, plaide M. Girard avant de tempérer ses propos. Ça reste des suppositions, je n'ai pas de preuve.»

N'empêche, on sent bien que le directeur de la SPA des Cantons en a gros sur le coeur. Il dénonce vertement ce «genre de personnage», répétant que ce sont eux qui transforment des chiens «pas si mauvais» en «cas à problèmes». Il a bien l'intention d'améliorer la sécurité des locaux de l'organisme, mais n'attend pas de miracles.

«C'est sûr qu'on va resserrer les mesures de sécurité, mais ça reste que ce genre d'individu là, peu importe les mesures qu'on va avoir, ils vont toujours trouver un moyen de faire quelque chose. Au même titre que peu importe la réglementation qu'on va voter, avec ce genre d'individu là, on va toujours avoir des problèmes.»

D'ailleurs, M. Girard reproche au propriétaire son manque total de collaboration depuis les événements qui ont mené à la saisie des deux chiens.

«Quand j'ai une morsure du bon chien de famille de M., Mme Tout-le-monde, ce sont des dossiers qui se règlent dans les 24 heures. Tu sais, la personne va se joindre à nous et va vraiment nous appuyer là-dedans, va suivre une démarche. C'est quelque chose qui va se faire rapidement. On est capable d'émettre des recommandations, on sait qu'on avoir quelqu'un qui est capable d'amener un encadrement et de faire un suivi du dossier.»

Sort incertain

Ce qui pourrait expliquer le vol réside dans le sort qui se dessinait pour les deux molosses. «Il était difficilement manipulable, donc c'est sûr que ce n'était pas positif pour les chiens. D'aucune façon. Tu sais, un chien qu'on ne réussit pas à approcher, à un moment donné, il y a des limites, là!», affirme M. Girard.

L'agressivité du chien se situe à un point tel que l'euthanasie n'est pas exclue. «Je ne peux pas te le confirmer actuellement, mais oui, ça faisait partie des possibilités.»

La femelle qui a été saisie au même moment n'est pas plus docile, bien au contraire. D'ailleurs, cela pourrait expliquer pourquoi elle est restée dans les locaux de la SPA des Cantons, avance M. Girard. Chose certaine, son sort sera déterminé bientôt.

«La chienne est toujours là, elle est toujours en observation. Il y a eu deux évaluations de complétées déjà. Il va y en avoir deux autres dans les jours qui viennent. Ça fait qu'on devrait pouvoir rendre un rapport final dans le courant de la semaine prochaine.»

Dans La Voix de l'Est de mercredi, on apprenait que la Ville de Cowansville étudiait ses options tant sur le plan vétérinaire que juridique dans ce dossier bien précis.

Positif malgré tout

Carl Girard se console en se disant chanceux que le ou les voleurs aient agi alors qu'il n'y avait personne. L'employée qui était en poste dimanche midi était partie dîner lorsque ceux-ci sont entrés par la fenêtre.

«Il n'y a pas eu d'altercation, il n'y a pas eu de remue-ménage, ça au moins, je suis content.»

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