Incendie mortel à Notre-Dame-de-Stanbridge

Un homme a perdu la vie dans l'incendie... (Janick Marois, La Voix de l'Est)

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Un homme a perdu la vie dans l'incendie qui a grandement endommagé un quadruplex de Notre-Dame-de-Stanbridge, mercredi soir.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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(Notre-Dame-de-Stanbridge) Un homme dans la cinquantaine a péri dans l'incendie de son logement, mercredi soir, à Notre-Dame-de-Stanbridge.

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Claude Galipeau a été témoin des opérations de sauvetage menées pendant l'incendie.

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Les pompiers de la municipalité ont reçu l'appel d'urgence à 22 h 45 et, dès leur arrivée, deux sapeurs sont partis à la recherche du locataire, qu'ils ont retrouvé inconscient. Ils ont tout tenté pour le réanimer, explique le lieutenant du service de sécurité incendie de Notre-Dame-de-Stanbridge, Jean-Philippe Tétreault.

La victime a été transportée à l'hôpital de Saint-Jean-sur-Richelieu, où son décès a été constaté, a fait savoir la Sûreté du Québec. Les autres locataires du quadruplex n'ont pas été blessés au cours de l'incendie, qui a causé des dommages importants au bâtiment.

L'incendie a été maîtrisé seulement vers 7 h, jeudi. «Le feu était pris dans l'entretoit près du pignon et, avec les fils électriques, on ne pouvait pas se rendre avec les échelles aériennes, raconte le lieutenant Tétreault. On essayait d'avancer et d'envoyer de l'eau, mais ça ne marchait pas. Le toit avait trois ou quatre couches de bardeau, donc c'est dur à couper, c'est dur à lever, c'est de la grosse ouvrage.»

Le quadruplex, situé juste à côté de l'école, était auparavant un magasin général. Le bâtiment a déjà aussi logé une banque.

Dès l'appel initial, les services d'incendie de Bedford et de Saint-Alexandre se sont joints au combat contre le brasier. Avec la chaleur, Notre-Dame-de-Stanbridge n'a pas hésité à lancer un appel général à trois autres casernes pour effectuer plus de rotations entre les sapeurs. Malgré les précautions, un pompier a dû être transporté à l'hôpital pour traiter un coup de chaleur.

La cause du sinistre demeure inconnue pour l'instant. Une enquête sera menée par des techniciens en scène d'incendie du Service de l'identité judiciaire de la Sûreté du Québec, qui se sont rendus sur les lieux jeudi pour procéder à l'expertise de la scène.

Pas de réponse

«Je n'ai jamais vu autant de camions (de pompiers) de ma vie, commente Claude Galipeau, un Stanbridgeois témoin des opérations. Il y avait toutes les brigades (du coin). J'étais chez nous quand les pompiers sont passés. J'ai vu qu'il y avait du feu à l'arrière. Un de mes chums restait dans cette bâtisse-là.»

Selon ce qu'il a pu constater, l'incendie aurait pris naissance dans le logement de la victime avant de monter dans les murs et de s'attaquer à l'entretoit.

Le premier locataire à remarquer le brasier a cogné à toutes les portes afin d'alerter les voisins. Il n'a cependant pas obtenu de réponse de la part de la victime et ne l'aurait pas vu à travers la fumée.

«C'est malheureux, poursuit un voisin. Je connais celui qui reste en haut et il m'a dit: "je fais bouillir de l'eau et le détecteur part! Là, je ne voyais plus rien dans la maison et il ne partait pas. Quand je suis descendu, là je l'ai entendu." Il y en a même un qui était en train de prendre sa douche, (mais) ils sont sortis vite.»

Discret

S'il habitait dans le quadruplex de la rue Principale depuis longtemps, la victime était peu connue du voisinage. Il a été qualifié d'ermite par une citoyenne du village de moins de 700 âmes qui a souligné qu'il était très discret.

Son identité était toujours inconnue en fin d'après-midi. Le quinquagénaire travaillait à Sainte-Sabine et vivait au village depuis plus de dix ans, selon les différents témoignages recueillis sur place. «Je le connais de vu, mais je ne lui ai jamais parlé, raconte un voisin. Apparemment que ça fait 18 ans qu'il est là.»

Ces locataires ont été pris en charge par la Croix rouge canadienne qui leur offre notamment de l'hébergement pour trois jours et des coupons pour des vêtements.

L'Association des pompiers auxiliaires de la Montérégie était d'ailleurs sur place pour offrir denrées et rafraichissements aux sapeurs et aux sinistrés.

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