Un citoyen exige que soit sécurisée une intersection

«Ça ne peut plus continuer comme ça. Il... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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«Ça ne peut plus continuer comme ça. Il faut trouver une solution rapidement», insiste Jean-Roch Tremblay, qui habite non loin de l'intersection dangereuse.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Isabel Authier
Isabel Authier
La Voix de l'Est

(Shefford) Les accidents se succèdent à un rythme régulier à l'intersection de la route 112 et du chemin Saxby à Shefford. Pourtant, les demandes répétées de la municipalité tardent à trouver un écho auprès du ministère des Transports. Exaspéré, un citoyen souhaite que les choses changent.

Jean-Roch Tremblay habite près de cette intersection. Au cours des dernières années, il a vu ou entendu assez de collisions pour exiger que des mesures soient enfin prises pour assurer la sécurité des automobilistes. Encore plus depuis que deux accidents y sont survenus en seulement six jours.

L'homme n'a pas l'habitude des sorties publiques, précise-t-il, mais sa patience a atteint ses limites.

«Le problème, on le voit, on le vit, et c'est décourageant. J'ai peur pour ma famille et pour les autres. Souvent, je passe par la rue Daudelin, derrière, pour ne pas avoir à emprunter cette intersection.»

La semaine dernière, à la suite des deux accidents, il a interpellé directement le maire de Shefford, André Pontbriand, par courriel pour savoir où en étaient les démarches de Shefford auprès du ministère. «Faut-il des morts pour faire avancer les choses?», pouvait-on lire dans sa missive. M. Tremblay demandait également des chiffres récents sur le nombre de collisions survenues à l'angle 112\Saxby Nord et Sud, avec la ferme intention de déposer une plainte officielle auprès du MTQ.

La réponse de M. Pontbriand lui est parvenue le jour même, le maire insistant sur la préoccupation du conseil municipal face à ce sujet, mais rappelant que la municipalité n'avait «aucun pouvoir pour agir directement sur la sécurisation des lieux».

M. Pontbriand y soulignait par ailleurs que les démarches étaient temporairement suspendues en raison des vacances estivales du responsable du dossier et du contact de la ville au MTQ. «Les suivis se poursuivront dès leur retour», assurait-il.

Quant aux statistiques fournies par la municipalité à Jean-Roch Tremblay, elles font état de 20 accidents - 13 avec blessés et sept avec dégâts matériels - depuis le 1er janvier 2015. L'année d'avant, la Ville en avait recensé sept.

Démarches vaines

Ce grand nombre de collisions survient malgré le réaménagement de l'intersection en 2012.

Déjà en 2014, les élus de Shefford avaient tenté de convaincre le MTQ de faire passer la vitesse de 90 km\h à 70 km\h à cet endroit. Cette requête n'avait cependant pas été exaucée.

La municipalité avait ensuite relancé le MTQ au printemps 2015 pour qu'il trouve des solutions pour rendre ce coin plus sécuritaire. Un représentant du ministère avait alors affirmé qu'un audit de sécurité allait être mené à cet endroit. À ce jour toutefois, Shefford n'a reçu aucune suggestion concrète du gouvernement.

Pour Jean-Roch Tremblay, la réduction de la vitesse et l'installation d'arrêts obligatoires ou de feux de circulation sur la route 112 - qu'il qualifie de mini-autoroute - pourraient régler le problème.

Il espère donc qu'une pression politique accrue de la part de Shefford puisse aboutir à un résultat concret.

«Ça ne peut plus continuer comme ça. Il faut trouver une solution rapidement. Je comprends que les municipalités n'ont pas de juridiction, mais elles ont une responsabilité morale d'assurer la sécurité de leur population et des nombreux touristes qui passent par cette route. C'est quand même dans leur cour», fait-il remarquer.

Il n'a pas été possible, mardi, d'avoir plus de détails de la part de la municipalité.

Du côté du ministère, toutefois, on a admis qu'un nombre élevé d'accidents se produisaient encore à cette intersection. La porte-parole de la division Estrie, Hélène Beauchesne, a fait savoir que l'audit - ou l'évaluation de sécurité - avait été réalisé comme prévu au cours de la dernière année par la Direction de la sécurité des transports.

«La direction de l'Estrie en a pris connaissance. On y fait des recommandations, comme une nouvelle signalisation, la gestion des mouvements de circulation», explique Mme Beauchesne. En complément, des comptages ont aussi eu lieu, tout comme l'analyse des schémas d'accidents. On évalue les meilleurs aménagements possibles.»

Selon elle, des interventions à plus court terme pourraient aussi être menées - temporaires ou permanentes - pour réduire le taux d'accidents.

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