Hydro-Québec prend le pouls des citoyens à Bromont

«Défigurer des chemins panoramiques, c'est inacceptable!», clame Caroline... (Alain Dion)

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«Défigurer des chemins panoramiques, c'est inacceptable!», clame Caroline Girard, une résidante du chemin de Gaspé à Bromont.

Alain Dion

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Hydro-Québec consolide actuellement son réseau de distribution à Bromont. L'ajout de nouvelles lignes électriques dans le secteur champêtre des chemins de Gaspé et de Magog est notamment envisagé. Avant de choisir le tracé final, la société d'État tiendra une consultation publique le 14 juillet à l'hôtel de ville. Ceci afin de prendre le pouls des nombreux citoyens concernés dans le dossier.

Caroline Girard est du nombre. «Les gens du secteur vont se présenter en grand nombre à la consultation publique, c'est évident. Le plan, ce n'est pas de dire "pas dans ma cour" ou de partir en guerre contre Hydro-Québec. Ce sera l'occasion de poser des questions précises. D'un autre côté, défigurer des chemins panoramiques, c'est inacceptable!», a lancé la résidante du chemin de Gaspé.

En fait, le projet émane de la construction du nouveau poste d'Adamsville, dont les coûts sont évalués à 65 M$. De multiples modifications au circuit de distribution sont dans les cartons. Le remplacement du circuit existant par de nouveaux équipements triphasés (trois fils), érigés en bordure de la route, est notamment prévu.

En ce sens, les citoyens concernés par la consultation publique résident aux abords des chemins de Gaspé, de Magog puis Miltimore, a indiqué Ginette Cantin, conseillère des relations avec le milieu chez Hydro-Québec.

La journée portes ouvertes se déroulera à l'hôtel de ville de 14 h 30 à 20 h. Des présentations des scénarios préconisés par la société d'État auront lieu à 15 h, 17 h et 19 h. Deux techniciens forestiers, un ingénieur en planification de réseau ainsi qu'une conseillère en environnement seront présents pour répondre aux questions de la population. Les résultats seront dévoilés par Hydro-Québec au cours des jours suivants. Les travaux devraient commencer avant la fin de l'année, a mentionné Mme Cantin.

Statu quo

La maison de Caroline Girard est entourée de gigantesques arbres matures. «La nature, c'est ce qui fait le charme du coin. C'est la porte d'entrée de Bromont, son image de marque. On ne peut pas bousiller tout ça en claquant des doigts. C'est pour ça qu'on s'attend à avoir une oreille attentive d'Hydro-Québec le 14 juillet.»

D'ailleurs, une ligne électrique passe déjà à l'arrière de la demeure centenaire. Caroline Girard souhaite que la société d'État revienne sur sa décision et utilise les infrastructures existantes pour reconfigurer son réseau. «Je ne peux pas me résigner à voir un paquet d'arbres d'une beauté incroyable être abattus pour passer une nouvelle ligne. J'ai acheté ma maison en sachant qu'il y avait déjà une ligne derrière chez nous. C'est la même chose pour mes voisins. Ce que je veux, c'est qu'on maintienne le statu quo.»

De son côté, Ginette Cantin a indiqué que les réseaux triphasés doivent être érigés à quelques mètres de la rue. «C'est une question d'accessibilité. (...) Lors des travaux, on fait un déboisement minimal. Le but, a-t-elle dit, c'est que la nature puisse reprendre ses droits le plus rapidement possible.»

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