8e Ride de Filles: pour la cause contre vents et marées

Près de 150 participantes ont pris part à la... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

Agrandir

Près de 150 participantes ont pris part à la Ride de Filles samedi.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est

(Bedford) Près de 150 passionnées de moto ont bravé la pluie afin de contribuer à la lutte contre le cancer du sein, samedi, à l'occasion de la Ride de Filles. Une importante portion du trajet parcouru lors de la 8e édition de la randonnée passait par la région.

L'instigatrice de la randonnée, Sylvie Brisebois.... (Julie Catudal, La Voix de l'Est) - image 1.0

Agrandir

L'instigatrice de la randonnée, Sylvie Brisebois.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

La Sheffordoise Chantale Bonenfant, membre du comité organisateur.... (Julie Catudal, La Voix de l'Est) - image 1.1

Agrandir

La Sheffordoise Chantale Bonenfant, membre du comité organisateur.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

Les représentants de La Voix de l'Est ont d'ailleurs été témoins de l'arrivée - accompagnée d'une fanfare de moteurs et de klaxons - du peloton de motocyclettes à Bedford samedi matin. Les vêtements et accessoires roses étaient bien entendu à l'honneur.

Des arrêts ont également été effectués à Knowlton puis à Bromont en après-midi.

D'après les chiffres provisoires divulgués dimanche matin, les contributions de 250 donatrices permettront de verser plus de 56 000$ à la Fondation du cancer du sein du Québec. Au cours des prochains jours, on pourrait même égaler, voire dépasser, les 57 000$ amassés l'an dernier.

Des conditions difficiles

À mesure qu'approchait le jour de l'événement, les caprices de Dame nature ont toutefois causé de sérieux maux de tête à l'organisation. Nettement défavorables à la conduite sur deux roues, les conditions météorologiques ont même fait craindre pour la sécurité des participantes. Quelques dizaines de personnes ont d'ailleurs décidé de prendre part à la randonnée dans le confort de leur automobile.

«Avec la ride, notre but est de sauver des vies, pas d'en mettre en danger...», approuve la Sheffordoise Chantale Bonenfant, une des membres du comité organisateur.

Près de 120 motocyclettes étaient donc au rendez-vous.

La pluie a effectivement joué les trouble-fêtes en fin avant-midi, revenant par intermittence dans les heures suivantes. Si les organisateurs ont préféré retrancher une portion du trajet une fois arrivés à Mansonville, au-delà de 200 kilomètres ont tout de même pu être parcourus.

Écartées de Granby

Notons que les municipalités visitées dans le cadre de la 8e Ride de Filles ont été averties au préalable. À Bedford, les pompiers locaux ont d'ailleurs contribué en bloquant certaines rues lors du passage du peloton.

«On est choyés qu'ils nous aient choisis. C'est une première expérience. Tout ce qui peut contribuer à faire connaître notre région, on est ouverts à ça», mentionne le maire Yves Lévesque.

En revanche, les relations semblent toujours tendues entre les motocyclistes et les élus de la Ville de Granby. Selon Chantale Bonenfant, le maire Pascal Bonin s'est montré «peu ouvert» à ce que la randonnée transite par la municipalité.

«Il ne voulait pas payer des policiers pour assurer la sécurité, ni que ce soit des civils qui s'en occupent», indique la Sheffordoise.

«Un autre groupe de motocyclistes se fait refuser le passage à Granby. Mais, ça, c'est historique. C'est triste, parce qu'ils (les commerçants locaux) perdent de l'argent...»

Pascal Bonin n'avait pas rappelé La Voix de l'Est dimanche en fin d'après-midi pour réagir à ces propos.

Par les femmes, pour les femmes

Quoi qu'il en soit, l'instigatrice de la Ride de Filles, Sylvie Brisebois, est fière du chemin parcouru depuis son lancement, en 2009. L'événement a maintenant dépassé le cap des 250 000$ remis en dons. La dame de Saint-Constant a expliqué la genèse de la randonnée.

«J'ai deux amies, deux Josée, qui ont été frappées par des cancers en l'espace d'un an. J'étais censée rouler avec elles, mais quand j'ai eu mon permis, je me suis retrouvée seule. Elles n'avaient plus la force de faire de la moto pendant leur traitement», raconte Mme Brisebois.

«Au fil du temps, j'ai vu des amis qui organisaient des rides de gars. Je me suis dit: "moi, je vais organiser une ride de filles, et je vais la faire contre le cancer du sein".»

Une cinquantaine de participantes avaient pris part à la première édition.

Selon Sylvie Brisebois, la randonnée démontre que la moto n'est pas qu'une «affaire de gars». «Il y a du bling-bling de couleurs qui se vend, dont plein d'accessoires pour les roues. La Harley (Davidson) pour femmes existe vraiment maintenant», fait-elle valoir.

Notons tout de même qu'une quarantaine d'hommes ont également participé à la randonnée afin d'assurer le soutien logistique. Des compagnies privées de signalisation ont également été sollicitées.

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer