Coup de filet à Farnham et Bedford

On voit ici un agent de la faune... (Fournie par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs)

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On voit ici un agent de la faune ayant en main une des carabines de calibre.243 saisies lors de la frappe anti-braconnage menée mercredi.

Fournie par le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Farnham) Travaillant dans l'ombre, les agents de la faune sont constamment sur le qui-vive. C'était le cas mercredi, alors qu'une frappe anti-braconnage a eu lieu en soirée simultanément à Farnham et à Bedford. Trois hommes étaient ciblés. Deux carabines ont été saisies durant l'opération et deux des suspects sont sujets à des peines totalisant près de 9500$.

«Après des semaines d'enquête, c'est bien d'arriver avec des résultats concrets. Dans le cas présent, les individus étaient reliés entre eux. C'était un groupe surveillé de près depuis deux ans», a indiqué l'agent de la faune Claude Lemay.

La frappe, à laquelle ont pris part neuf agents provenant des bureaux de Granby, Saint-Jean-sur-Richelieu et Sorel, a commencé peu après 18 h pour se terminer vers 23 h 30. Le coup de filet a eu lieu dans des résidences privées.

Un homme de 45 ans de Saint-Ignace-de-Stanbridge ainsi qu'un acolyte de 56 ans de Farnham ont été interpellés. Au terme d'un interrogatoire, les suspects de braconnage ont reçu une série d'amendes. Un des deux individus fait face à trois chefs d'accusation. Le premier pour «avoir tué un cerf de Virginie sans bois sans le permis approprié», le second pour «avoir eu en sa possession un cerf de Virginie tué illégalement» et le dernier pour «avoir aidé ou incité à la possession illégale de gros gibier». Chacun d'eux est lié à une amende de 2281$ (1825$ + frais).

Son complice fera aussi face à la justice pour avoir détenu un chevreuil abattu illicitement, en plus d'avoir fourni de faux renseignements. Des carabines de calibre .243 ont été confisquées dans chacune des deux demeures perquisitionnées, mais aucune carcasse d'animal n'a été saisie sur les lieux.

Le troisième suspect, un homme de Bedford, n'a toutefois pas reçu de constat d'infraction. «Son arme a été saisie, mais les preuves n'étaient pas suffisantes dans son cas, a précisé l'agent Lemay. L'enquête se poursuit et les choses pourraient évoluer au cours des prochains jours.»

La techno en renfort

Pour mener à bien cette enquête de longue haleine, les agents de la faune ont notamment fait appel à un chien pisteur. Ceci pour recueillir des preuves du passage des braconniers sur les lieux où ont été perpétrés les actes illégaux.

En fait, les gardes-chasses ne laissent rien au hasard pour appréhender les chasseurs illicites, qu'ils agissent en solo ou en réseau. Car le braconnage ne se limite pas à quelques tricheurs délinquants. Il s'agit d'une vaste industrie frauduleuse générant des centaines de milliers de dollars. Intimidation, prête-noms et gadgets technologiques, les braconniers sont prêts à tout pour mener leurs opérations clandestines.

À l'instar des criminels qu'ils traquent, les agents disposent d'un arsenal à la fine pointe de la technologie, allant du matériel d'écoute électronique en passant par les systèmes de communication par cryptage. À cela s'ajoutent entre autres les lunettes permettant la vision nocturne et les détecteurs de chaleur par infrarouge. Le prélèvement d'ADN est aussi préconisé.

Évidemment, les agents de la faune ne peuvent pas dévoiler leurs méthodes d'enquête dans des dossiers précis. M. Lemay a néanmoins souligné que le repérage de signaux cellulaires entre les braconniers a été mis à contribution durant l'investigation ayant mené à la frappe de mercredi à Farnham et Bedford. Encore une fois, de précieuses informations émanant du public ont permis de faire progresser l'enquête. «La contribution des citoyens est très importante pour nous, a mentionné le garde-chasse. Et depuis quelques années, les gens signalent de plus en plus le braconnage. Les informations sont de plus en plus ciblées. Ça nous permet de faire avancer les choses plus rapidement.»

Les citoyens sont donc invités à poursuivre leur collaboration en signalant tout acte illicite allant à l'encontre de notre patrimoine faunique à S.O.S. Braconnage, au 1 800 463-2191.

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