L'abandon d'animaux domestiques moins critique ici

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Plusieurs chiens ont été abandonnés dans les dernières semaines et ont été recueillis par la SPA des Cantons, dont Carl Girard est le directeur général. Il est cependant difficile de chiffrer le nombre d'abandons de chats.

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Granby) Des animaux abandonnés durant la période des déménagements, il y en a dans la région. Cependant, la situation est moins critique que dans les grands centres puisque la fin de la majorité des baux se répartit sur quelques mois.

La grosse période de l'année, pour la SPA des Cantons, se situe de mai à août. Pour le moment, le nombre d'abandons de chiens est comparable aux années précédentes. Même qu'il y en a un peu moins, note Carl Girard, directeur général de l'organisme.

«On a eu plusieurs chiens cette fin de semaine et l'autre d'avant. Une dizaine est en quarantaine, on en a deux ou trois en adoption. Quand ce sont des chiens qui n'ont pas de propriétaires identifiés, on les garde environ 7 jours avant d'y toucher. On veut être sûrs qu'ils ne sont pas réclamés. Ensuite, il y a la zone de quarantaine qui demande une dizaine de jours, le temps qu'on vaccine et qu'on voit la réaction aux vaccins. Je devrais en avoir en fin de semaine qui vont sortir en adoption», explique-t-il.

Il y a aussi une portée de quatre ou cinq chiots.

Les chiens non réclamés ont été abandonnés d'une manière ou d'une autre, la plupart du temps à l'extérieur. M. Girard parle d'un cas où le propriétaire d'un chien est venu attacher son animal à un poteau face à un dépanneur. Il n'est jamais revenu.

«On en voit encore des affaires comme ça, se désole le directeur général de la SPA. Et je ne te parle pas des chats. On ne saura jamais combien de chats ont été abandonnés le 1er juillet parce que les gens ouvrent la porte et les envoient dehors. De temps en temps, on en a un ou deux qui les laissent dans l'appartement.»

Les nombreuses campagnes publicitaires de sensibilisation ne semblent rien changer, constate-t-il, puisque l'animal demeure un bien jetable au Québec. Carl Girard remarque par ailleurs que cette mentalité est propre à la Belle Province.

Des familles ontariennes n'hésitent pas à faire la route pour venir adopter un animal qui a été blessé ou malade par le passé, mais qui est délaissé par les Québécois. «Au Québec, le chien doit être jeune, en parfaite santé, de toutes les couleurs sauf noir, note le DG de la SPA. Le syndrome du chien noir, c'est qu'il est invisible dans un chenil, comme les pitbulls. Quand on a un labrador noir, on sait qu'on va l'avoir longtemps. Un chien qui ressemble à un pitbull, ça va être encore pire.»

Cette problématique récurrente d'abandon serait imputable aux locataires négligents, qui nuisent à la réputation des propriétaires d'animaux responsables, affirme M. Girard. Certains vont si loin que les propriétaires de logements en viennent à devoir refuser systématiquement tous les maîtres de pitous ou de minous. «La majorité paie pour la minorité», déplore-t-il.

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