La SACS ne se presse pas pour payer

Le président de la SACS, Marcel Bundock, estime... (Archives La Voix de l'Est)

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Le président de la SACS, Marcel Bundock, estime «qu'il n'y a rien d'anormal» à ce que l'organisation n'ait pas respecté son obligation de verser 20 000 $ à la Ville de Bromont le 1er mars.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Le bilan financier de la Société d'agriculture du comté de Shefford (SACS), l'organisation qui gère les infrastructures du site où doivent se dérouler les Jeux équestres mondiaux, a été remis en question lors de la séance du conseil de Bromont, lundi. En effet, la SACS n'a pas versé à la Ville les 20 000 $ prévus annuellement, le 1er mars, tel que stipulé dans l'entente de gestion du site olympique ratifiée par les deux parties.

Le Bromontois Pierre Lizotte, qui suit de près le dossier des Jeux équestres, a interrogé le directeur général de la Ville, Jean Langevin, au sujet de cette obligation de la SACS. Celui-ci a confirmé que l'OSBL n'a pas payé la somme due.

Questionné par La Voix de l'Est à ce propos en marge de la séance, M. Langevin a indiqué qu'il s'agit «d'une créance inscrite aux livres de la SACS». «C'est reconnu comme une dette», a-t-il ajouté.

Que compte faire la municipalité pour recouvrer cette somme? «Probablement qu'on va envoyer une lettre de réclamation de rappel», a dit M. Langevin, sans toutefois préciser de date butoir.

En fait, l'entente de gestion originale datait de 2006. Une version modifiée a été entérinée le 13 novembre 2015. Le conseiller municipal Louis Villeneuve avait alors demandé à ce que la SACS verse 20 000 $ à la Ville chaque année. Ce montant doit ensuite être déposé dans un «fonds destiné à la protection et la conservation des espaces verts et milieux naturels du territoire bromontois».

«Il n'y a rien d'anormal»

La Voix de l'Est a rencontré le président de la SACS, Marcel Bundock, mardi. Questionné à propos du fait que l'organisation n'a pas versé les 20 000 $ comme prévu à la Ville, l'homme a indiqué qu'«il n'y a rien d'anormal là-dedans». «On est un OBNL et on ne roule pas sur l'or. On ne dégage pas de gros surplus. Mais 20 000 $, c'est des bagatelles.»

Comme il s'agit d'un montant «dérisoire» pour la SACS, pourquoi ne pas payer la Ville? «Pour l'instant, on a d'autres besoins, a répondu M. Bundock, sans toutefois vouloir en préciser la teneur. (...) Une chose est certaine, tant que l'argent [subventions] du gouvernement ne sera pas entré, la Ville ne sera pas payée.»

Selon le président de la SACS, cette enveloppe gouvernementale, qu'il évalue à plus de 100 000 $, devrait être octroyée à l'organisation dans quelques semaines, voire quelques mois.

Le journal a également interrogé M. Bundock au sujet des propos du président-directeur général démissionnaire du Comité organisateur des Jeux équestres mondiaux (COJEM), Luc Fournier. Celui-ci avait confié à La Voix de l'Est, vendredi, qu'un profond différend entre la SACS et le COJEM empêche la progression du projet de longue haleine. M. Bundock a refusé de commenter.

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