JEM: l'onde de choc se répercute à la séance du conseil

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Les inquiétudes des citoyens concernant le projet des Jeux équestres mondiaux ont monopolisé la période de questions, lundi.

Janick Marois, La Voix de l'Est

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Le sujet des Jeux équestres mondiaux a monopolisé la période de questions de la séance du conseil de Bromont, lundi. Ceci principalement en raison de la récente démission des têtes dirigeantes du comité organisateur de l'événement. Les épineux dossiers connexes du manège et du bail emphytéotique ont également refait surface.

Comme à l'habitude, la salle était bondée. Avant le début de la séance, plusieurs citoyens présents ont confié à La Voix de l'Est être inquiets à propos des Jeux équestres, notamment en raison des deniers publics injectés à ce jour dans le projet.

«Je pense que Bromont paraît mal [dans le dossier des Jeux]. Il va falloir prendre une décision assez rapide si on poursuit ou si on arrête. On présente un projet avec un budget de 100 M$ et on voudrait que ça passe comme une petite pilule. Des gens qui font de l'équitation à Bromont, il n'y en a pas. Et des gens qui veulent avoir absolument des Jeux équestres, il y en a très peu. Le directeur général [du Comité organisateur des Jeux équestres mondiaux] qui a démissionné a dit qu'on va frapper le mur. La mairesse dit qu'elle veut le traverser le mur. Moi, ça m'inquiète!», a lancé Robert Désourdy sous des cris d'approbation de la foule.

Rappelons qu'outre la démission du PDG du COJEM, Luc Fournier, le président du conseil d'administration de l'organisation, François Duffar, a aussi claqué la porte. Trois autres membres du c.a. ont également quitté le navire. Il s'agit de Julie Payette, Linda Heathcott et René Perreault.

Plusieurs citoyens ayant pris la parole ont tenu des propos similaires à ceux de M. Désourdy au sujet de l'incertitude entourant les Jeux équestres. La mairesse Pauline Quinlan a tenté quant à elle de se faire rassurante, mentionnant une récente rencontre avec le président par intérim du c.a. du COJEM, Rosaire Houde. «Il y aura une réorganisation. Et M. Fournier est là pour trois mois», a-t-elle rappelé.

Transparence

De son côté, le Bromontois François Bachand a remis la transparence de la Ville en cause. L'homme d'affaires est notamment revenu à la charge avec une question au sujet des clauses du bail emphytéotique, n'ayant reçu aucune réponse concluante de la municipalité à cet effet malgré ses nombreuses demandes. Le coeur de ses interrogations concerne le fait que la Ville serait protégée pendant la totalité du contrat d'une durée de 50 ans. Ceci advenant que le gestionnaire du site appartenant à Bromont, en l'occurrence la Société d'agriculture du comté de Shefford (SACS), soit incapable de poursuivre les activités. «À quel endroit dans le bail peut-on lire que la Ville est protégée pour 50 ans? J'ai lu le bail en long et en large. Plusieurs autres personnes aussi. Et ce n'est écrit nulle part. (...) J'ai déjà adressé la question il y a plusieurs mois. Et je n'ai toujours pas de réponse», a-t-il réitéré à plusieurs reprises, en vain.

Constatant que la mairesse esquivait le sujet, malgré l'insistance de nombreux citoyens, le conseiller municipal Louis Villeneuve est intervenu. «Mme Quinlan. Ça fait je ne sais trop combien de fois que des gens viennent ici poser une question simple. Ça ne peut pas être plus clair que ça. Quelles sont les clauses dans le bail, et M. Langevin, vous êtes notaire, qui garantissent aux Bromontois qu'il n'y aurait pas de problème? Je peux vous dire que comme conseiller, je trouve ça un peu gênant que l'on ne réponde pas», a-t-il dit sous des applaudissements nourris.

L'homme d'affaires bromontois Marc Deslandes a ensuite souligné avoir envoyé un courriel à la Ville, le 2 février, expliquant l'entente de financement, qui implique les bailleurs de fonds Desjardins et Investissement Québec, ainsi que certains points du bail. Il a indiqué avoir eu accès à ces documents par le biais du président de la SACS, Marcel Bundock. «Ce que je peux vous dire, c'est qu'il n'y a aucune clause qui protège la Ville. En fait, si [le manège] vaut 20 M$ et qu'on le récupère, nous les citoyens, on aura fait un bon deal. C'est dans ce sens qu'on est protégés. Mais ce n'est pas vrai qu'Investissement Québec et Desjardins sont obligés d'opérer le site», a-t-il fait valoir. De leur côté, ni la mairesse ni le dg n'ont bronché.

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