Bientôt des vols vers Toronto à l'aéroport de Bromont?

Si Chrono Aviation s'implante à l'aéroport de Bromont,... (tirée du site de Chrono Aviation)

Agrandir

Si Chrono Aviation s'implante à l'aéroport de Bromont, la clientèle voyagerait dans des appareils Pilatus PC-12 pour l'ensemble des liaisons offertes.

tirée du site de Chrono Aviation

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page
Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Les dirigeants de l'aéroport Roland-Désourdy veulent séduire la clientèle d'affaires en s'affiliant à Chrono Aviation. Depuis mardi, la compagnie québécoise offre des passes pour des vols illimités entre Québec, Montréal et Toronto. Une première canadienne.

Si les gens d'affaires sont au rendez-vous, le... (Alain Dion) - image 1.0

Agrandir

Si les gens d'affaires sont au rendez-vous, le directeur général de l'aéroport Roland-Désourdy, Robert Blais, est d'avis que les vols vers Toronto et Gatineau pourraient démarrer «d'ici un mois ou deux».

Alain Dion

Ce service pourrait être lancé à Bromont au cours des semaines à venir, a appris La Voix de l'Est. Le temps, c'est de l'argent, dit l'adage. C'est d'ailleurs une des prémisses de l'offre pilotée par Chrono Aviation. Dès qu'il a entendu parler du projet de la jeune entreprise, le directeur général de l'aéroport Roland-Désourdy, Robert Blais, a été conquis.

«Le concept de Chrono est unique. Et je crois qu'il répondrait à un réel besoin ici. On sait qu'il y a beaucoup de gens d'affaires de la région qui prennent régulièrement des vols vers Toronto. C'est la même chose pour des politiciens qui vont à Ottawa. On pourrait très bien faire un "petit croche" vers Gatineau pour desservir toute la clientèle.»

De plus, comme il s'agit de vols privés, l'aéroport bromontois n'aurait pas de modification à apporter à ses infrastructures. «Pour nous, c'est un incitatif majeur», a mentionné M. Blais.

Le DG voit d'ailleurs dans l'offre de Chrono Aviation un marché parallèle aux vols passagers, que l'organisation convoite également. «Ce n'est pas tout le monde qui voyage plusieurs fois par mois vers les mêmes destinations. Ça prend une offre spécifique pour eux. Les dirigeants de certaines compagnies restreignent leurs déplacements parce que le budget ne le permet pas. Là, il n'y aurait plus de barrière parce qu'ils paieraient une fois [par mois] pour des vols illimités.»

L'équipe de l'aéroport Roland-Désourdy a déjà amorcé l'opération séduction. «On a commencé à contacter les gens d'affaires. Plus vite les clients signent des contrats [avec le transporteur], plus vite on peut commencer à offrir des liaisons. Si tout va bien, on pourrait commencer d'ici un mois ou deux. On est pas mal enthousiastes!», a lancé Robert Blais.

Simplicité et efficacité

Lorsqu'il regarde derrière son épaule, le président de Chrono Aviation, Vincent Gagnon, n'est pas peu fier du chemin parcouru. «Je suis en affaires depuis longtemps, mais Chrono Aviation, c'est spécial, a fait valoir l'expérimenté pilote de ligne. On a démarré avec un seul appareil il y a trois ans et demi. On en a maintenant neuf. On est la compagnie aérienne qui a la progression la plus fulgurante au Québec.»

Et il n'entend pas baisser la cadence. Pour ce faire, Chrono Aviation mise sur la simplicité et l'efficacité pour conquérir de nouveaux marchés. Le concept importé de Californie consiste à vendre des passes mensuelles. Le prix de départ est d'environ 1400 $ et varie selon la liaison choisie. Des forfaits corporatifs sont aussi disponibles.

«Les passagers n'en reviennent pas de la simplicité désarmante du "service illimité". En 30 secondes, ils réservent leur vol avec une application mobile. Pas de billet à acheter. Ils arrivent 15 minutes avant le vol. Ils prennent un petit capucino dans des locaux privés. Ils embarquent dans l'avion sans se faire fouiller et en peu de temps ils sont rendus à destination. Les clients sauvent facilement une heure à l'aller [comparativement aux vols traditionnels] et la même chose au retour. C'est vraiment axé pour les gens d'affaires qui n'ont pas de temps à perdre.»

Selon M. Gagnon, la qualité de la flotte d'avions de l'entreprise est au coeur de son succès. On parle de Pilatus PC-12 et de Beechcraft 1900D, pouvant accueillir respectivement une dizaine et une vingtaine de passagers. «On a lâché les appareils "dinosaures" de 30 à 40 ans avec lesquels opère la concurrence, a-t-il dit. On est plutôt allés chercher des avions récents à la fine pointe de la technologie. On est dans les années 2000. Pour se démarquer, il faut offrir un service impeccable, du confort, et surtout, écouter la clientèle.»

Le président de Chrono Aviation partage l'enthousiasme de M. Blais à l'idée que Bromont devienne la troisième ville au Québec à offrir le service. «C'est évident qu'on veut desservir Bromont. Et je suis convaincu que ça va fonctionner. Avec une quarantaine de clients, ça pourrait démarrer rapidement.»

Partager

publicité

publicité

Les plus populaires

Tous les plus populaires
sur lapresse.ca
»

publicité

Autres contenus populaires

publicité

image title
Fermer