Virage vert pour les boues usées à Cowansville

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De la matière solide subsiste au terme des opérations d'épuration des eaux usées. La Ville de Cowansville valorisera ses boues usées en les épandant sur des terres agricoles.

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Cowansville) La Ville de Cowansville n'enfouira plus les boues usées provenant de son usine d'épuration des eaux usées. Elles seront épandues dans des champs agricoles, permettant à la Ville d'économiser environ 75 000 $ par année en coûts d'enfouissement.

Les boues usées seront acheminées aux installations d'Agrobiosol à Saint-Chrysostome. C'est là que l'entreprise les entrepose avant de les utiliser comme engrais sur des terres agricoles. Le conseil a approuvé mardi soir de verser à la compagnie, la seule soumissionnaire, 37,37 $ pour chaque tonne de boue laissée par la Ville.

Bon an mal an, environ 2000 tonnes de boues usées sont produites à l'usine d'épuration. Le contrat pourrait s'élever à 74 740 $.

Mais la facture ne sera pas aussi élevée, soutient Sylvain Perreault, surintendant aux infrastructures et aux immobilisations de la municipalité et responsable de l'usine d'épuration des eaux usées. La Ville acheminera ses boues usées à Agrobiosol seulement durant une partie de l'année, dit-il. Dès la période de dégel passée, les boues usées pourront être épandues directement dans des champs agricoles, a-t-il expliqué. Une analyse des boues a déterminé qu'elles répondent à tous les critères pour être ainsi utilisées.

Instigateur de ce projet de revalorisation, M. Perreault y voit trois gains importants pour la Ville: une utilisation des boues à des fins agricoles, une réduction de leur impact dans les sites d'enfouissement (production de gaz méthane) et des économies réalisées par la municipalité.

Le budget de la Ville prévoyait chaque année environ 125 000 $ pour disposer des boues usées. L'argent couvrait les frais de transport et d'enfouissement. M. Perreault calcule que les coûts pourraient être réduits à près de 50 000 $.

«C'est bon pour l'environnement et ça va coûter moins cher à la Ville. C'est une bonne façon de valoriser nos boues», a dit M. Perreault, qui travaille sur le projet depuis trois ans. La Ville a d'ailleurs commencé à valoriser ses boues usées en 2014 en en épandant une partie sur des terres agricoles à Saint-Valérien-de-Milton.

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