JEM: rencontre imminente à Ottawa

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Le directeur général du COJEM, Luc Fournier, souhaite qu'Ottawa contribue financièrement aux Jeux «au minimum» autant que Québec, qui a octroyé 9 M$ au projet.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Le gouvernement fédéral contribuera-t-il à la hauteur de Québec aux Jeux équestres mondiaux, prévus à Bromont en 2018? Les dirigeants du comité organisateur de l'événement à grand déploiement rencontreront à ce sujet la ministre du Sport et des Personnes handicapées, Carla Qualtrough, le 7 mars à Ottawa.

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La ministre du Sport et des Personnes handicapées, Carla Qualtrough.

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«Tant que le fédéral n'est pas là, on est en porte-à-faux, illustre le directeur général du Comité organisateur des Jeux équestres mondiaux (COJEM), Luc Fournier. Du moins en ce qui concerne les commanditaires. On s'attend à ce qu'Ottawa donne au minimum autant que Québec pour supporter les Jeux équestres mondiaux. Il y a récemment eu une première rencontre informelle. La semaine prochaine, ce sera à nous de vendre notre projet auprès de la ministre Qualtrough. On a bon espoir de convaincre le gouvernement [fédéral] d'embarquer.»

En juin 2014, Québec avait accordé 8 750 000$ répartis sur quatre ans pour soutenir le projet des Jeux équestres mondiaux (JEM). Le gouvernement Harper avait toutefois refusé d'embarquer. Une situation déplorée par le député libéral de Brome-Missisquoi, Denis Paradis, au début février. «Avec le mondial équestre, le fédéral ne s'est pas engagé du tout. Je pousse pour que ça change», avait-il indiqué en entrevue à La Voix de l'Est. Il semble que les propos du vétéran politicien aient fait écho au sein du Cabinet Trudeau.

M. Fournier compte profiter de l'entretien avec Mme Qualtrough pour jeter les bases d'un «partenariat global» avec Ottawa. «Au-delà de l'argent, il va falloir que j'aie une entente de premier ordre avec toutes les sphères gouvernementales à l'international, indique-t-il. Il y a des gens de 50 pays qui doivent venir ici en 2018. C'est évident qu'il faudra faciliter les entrées au pays des visiteurs et des compétiteurs. Ça va prendre des outils pour réagir rapidement.»

Budget

En ce qui concerne le budget des Jeux, le COJEM garde le cap sur les chiffres annoncés en novembre au public. On parle de 65 M$ pour les opérations. À cela s'ajoutent 7 M$ pour «des aménagements sur le terrain». Une somme de 20 M$ est prévue en immobilisations, entre autres pour la construction du manège équestre. M. Fournier avait alors arrondi l'enveloppe globale à 100 M$. «On ne sait pas ce qui va arriver», avait-il fait valoir.

Pour sa part, Bromont a contribué aux Jeux à hauteur de 2 M$. Un montant de 40 000$ a été accordé dans le cadre du pacte rural 2015. Cette année, le COJEM doit recevoir 5000$ par le biais de la nouvelle mouture du programme. Les dirigeants demandaient 45 000$. Quant à la MRC Brome-Missisquoi, elle a puisé 5000$ à même son propre budget pour appuyer le projet.

Du côté des bailleurs de fonds privés, l'horloger suisse Longines, commanditaire de la Fédération équestre internationale (FEI), a octroyé 3 M$ pour la tenue de l'événement en sol bromontois. À ce jour, aucun autre commanditaire de cet ordre n'a ratifié d'entente avec le COJEM. Selon M. Fournier, il n'y a pas matière à tirer la sonnette d'alarme pour le moment. «Au niveau des liquidités pour payer le personnel et les opérations, j'ai ce qu'il faut pour travailler. C'est la commandite qu'il faut débloquer. Mais c'est toujours long avec un événement de cette envergure, a indiqué celui qui a notamment piloté les Jeux d'été du Canada, présentés à Sherbrooke en 2013. On ne réussit pas à obtenir des fonds de grosses compagnies à l'international avec une rencontre de cinq minutes. D'ailleurs, dans le monde équestre, les grandes entreprises ne sont pas nécessairement au Canada. Mais c'est évident que d'ici six mois environ, on devra donner des dépôts pour de l'hébergement, pour le transport des chevaux et une foule d'autres choses.»

En ce qui concerne l'hébergement, les pourparlers vont bon train avec des hôteliers de la région ainsi que ceux des secteurs de Sherbrooke et Montréal, a mentionné M. Fournier. Le COJEM serait sur le point de conclure une entente avec une firme spécialisée dans la gestion de réservations dans ce créneau.

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