L'école Bee Lingue obtient le feu vert de Québec

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Heureux hasard, c'est finalement à Farnham que l'école Bee Lingue devrait poser ses pénates, dans les anciens locaux de Meubles Denis Riel. Il faudra toutefois obtenir l'accord de la municipalité, car un changement de zonage s'impose.

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Marie-Ève Martel
La Voix de l'Est

(Farnham) François Blais s'est assuré de parapher un important document tout juste avant de quitter le ministère de l'Éducation, le 3 février dernier. Il a en effet signé le permis qui permettra à Nancy Allen d'aller de l'avant avec son projet d'école privée anglophone, juste à temps pour la prochaine rentrée scolaire.

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«Si ça marche pour le changement de zonage, on va avoir une belle place, on va être super bien installés», souligne Nancy Allen.

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La nouvelle a été accueillie avec grand enthousiasme par la principale intéressée. «J'étais tellement soulagée!», de dire Mme Allen, qui a trimé dur pour présenter un dossier rigoureusement complet au ministère de l'Éducation.

L'école Bee Lingue devrait donc ouvrir ses portes aux écoliers de la maternelle et de première année en septembre prochain, comme l'avait prévu sa fondatrice. Il s'agira d'un milieu anglophone axé sur les technologies et l'exercice physique, où les enfants apprendraient également le français tout en s'initiant à l'espagnol.

L'aide aux devoirs, obligatoire, serait dispensée trois jours par semaine et des activités parascolaires seraient ensuite offertes aux élèves.

Entre 35 et 40 places seront donc bientôt disponibles lors de la période d'inscription, qui débute dès cette semaine sur le site web de l'institution au www.ecolebeelingue.com. Les coûts d'inscription s'élèveront à environ 7000$ par année par élève, mais des rabais pourraient être offerts aux familles qui inscriront un deuxième ou un troisième enfant.

De plus, Mme Allen fera une demande au ministère de la Famille afin d'offrir tout autant de places en prématernelle pour les enfants de quatre ans. «Ils pourront ensuite faire le saut à l'école en 2017. C'est un service de plus qu'on va offrir», commente la future directrice.

Un nouveau lieu

Initialement, Mme Allen voulait établir l'école Bee Lingue à Farnham, là où elle demeure. Malheureusement, aucun endroit ne pouvait accueillir son institution.

L'enseignante s'était donc tournée vers Saint-Césaire, où elle avait déniché les locaux parfaits pour accueillir son école, dans le sous-sol des anciens locaux de la caisse populaire. Malheureusement, l'endroit promis fut vendu à autrui. Il fallait donc trouver une nouvelle ruche.

Heureux hasard, ça pourrait bien être à Farnham que l'école poserait ses pénates, dans les anciens locaux de Meubles Denis Riel.

Il faudra toutefois attendre le feu vert de la municipalité, car un changement de zonage s'impose. La demande de modification réglementaire déposée par Mme Allen devrait être étudiée au cours des prochaines semaines. Le processus en tant que tel, s'il n'y a aucune anicroche, pourrait prendre trois mois.

«Au secteur commercial qu'il y a déjà, il faudra ajouter un usage institutionnel, explique le directeur général de Farnham, François Giasson. La Ville va enclencher le processus prochainement.»

Selon le directeur général, il est peu probable que des citoyens s'opposent à la demande. «C'est un beau projet et [l'endroit] fait l'affaire de tous», a-t-il souligné.

«C'est un mal pour un bien, philosophe Mme Allen à propos de ces péripéties. Si ça marche pour le changement de zonage, on va avoir une belle place, on va être super bien installés. C'est très grand. Nous aurons un grand gymnase et une cour arrière, tout près du verger.»

Savoir s'entourer

Même si elle a travaillé avec acharnement pour préparer le dossier qu'elle a soumis au ministère de l'Éducation à l'automne, le boulot ne fait que commencer pour Mme Allen, qui doit s'assurer que les installations soient prêtes et conformes le moment venu.

La future directrice devra également embaucher son personnel au retour de la relâche. «Ça ne m'inquiète pas du tout! , affirme celle qui enseigne l'anglais depuis 18 ans. On va avoir une belle équipe et j'ai déjà reçu des candidatures.»

Mme Allen, qui s'est bien entourée depuis le début de son aventure, prend toute l'aide qui lui est offerte. Elle est particulièrement reconnaissante du soutien reçu par les municipalités, les élus et la population. «J'ai quelqu'un qui s'est offert pour m'aider à la direction, un directeur à la retraite, illustre-t-elle. Je ne pouvais pas refuser son offre!»

À peine six mois séparent l'enseignante à l'école secondaire Jean-Jacques-Bertrand de la première rentrée de l'école Bee Lingue. Et malgré les embûches, la dame est plus déterminée que jamais à concrétiser son projet. «La tornade est (derrière). Je reviens sur mes pieds et on va avancer maintenant, dit-elle. Ce que je sais, c'est que ça sera une école unique.»

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