Les Waterlois se prononcent sur le développement durable

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Un des trois groupes participant à un atelier sur le développement durable de Waterloo, lundi soir.

Janick Marois

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Jérôme Roy
La Voix de l'Est

(Waterloo) La Ville de Waterloo tenait, lundi soir, un forum sur son développement durable. La consultation populaire, qui a pris la forme d'ateliers de remue-méninges, a réuni une quarantaine de personnes à l'hôtel de ville.

Aussitôt son mot de bienvenue prononcé, le maire Pascal Russell a quitté la salle. «Ça me démange de ne pas être là», a-t-il lancé à la blague, dans une autre pièce du bâtiment.

N'empêche: il aurait aimé participer, mais a préféré se tenir à l'écart pour favoriser la participation. «Ceux qui ne disent pas un mot, ce sont parfois ceux qui ont les meilleures idées», croit-il. D'ailleurs, il s'est dit satisfait de la représentativité de ces citoyens dans la salle.

L'idée lui est venue après avoir assisté à une rencontre avec des collègues.

«Ç'a été initié lorsque j'ai assisté à une réunion d'assises de l'Union des municipalités du Québec. J'ai parlé à des élus qui avaient fait l'expérience et trouvaient très constructif de questionner la population afin de donner une orientation, une vision globale sur l'ensemble des enjeux majeurs (...) et de s'assurer d'aller chercher l'accord des gens de travailler tous ensemble», raconte M. Russell.

Démarche

Avant d'en arriver à la consultation de lundi, du travail a été effectué en amont. Avec l'aide de Nature-Action Québec, des citoyens ciblés ont été consultés sous forme de focus group à l'étape de démarrage et diagnostic, en septembre. Ensuite, les visions générales ont été dégagées de ces premières rencontres.

Lundi, les citoyens qui avaient répondu à l'appel public étaient appelés à soumettre des idées qui permettraient Waterloo à atteindre ces objectifs. Ils étaient séparés en trois groupes et ont participé à trois ateliers de 45 minutes. De la sorte, le développement environnemental, le développement social et le développement économique ont été abordés à tour de rôle.

Pour Aurélie Gemries, chargée de projet en développement durable et en gestion des milieux naturels chez Nature-Action, l'objectif est de doter la Ville d'un plan d'action que pourront s'approprier les citoyens.

«Vraiment, c'est d'avoir le pouls de la population, d'avoir des idées d'actions. Parfois, on en a, nous, mais eux vont en avoir d'autres parce qu'ils sont dans la réalité de la ville. Il faut vraiment avoir une diversité d'actions possibles et avoir la possibilité de sélectionner celles qui vont être le plus appropriées et le plus réalisables», résume-t-elle.

Des visions pour 2035

L'activité de lundi soir permettra d'accoucher d'un plan d'action, quelque part à la fin du mois de juin, ou au début du mois de juillet. Ce plan sera étudié aux cinq ans, afin d'apporter les correctifs nécessaires, mais sera tout de même basé sur des visions pour 2035. Et certaines de ces visions sont ambitieuses: comme celle de faire de Waterloo un poumon économique régional.

«Faut rêver! Moi, j'ai toujours dit que si tu demandes 200%, tu vas peut-être avoir 100%», philosophe le maire.

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