Un deuxième terrain dans la mire de la SCMB

Les bénévoles de la Société contacteront cette année... (Janick Marois)

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Les bénévoles de la Société contacteront cette année les propriétaires de terrains en milieu naturel pour vérifier leur intérêt à les protéger, a expliqué Pierre Lizotte (à droite), président et cofondateur de l'organisation avec Michel Matteau.

Janick Marois

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Michel Laliberté
La Voix de l'Est

(Bromont) La Société de conservation du mont Brome pourrait obtenir un deuxième terrain boisé dans le massif afin de le protéger à perpétuité. Des discussions sont en cours depuis quelques mois avec un propriétaire souhaitant faire un tel don.

«C'est un dossier qui devrait aboutir d'ici un mois», espère Pierre Lizotte, président cofondateur de la SCMB en compagnie de Michel Matteau. «On a un autre dossier sur lequel on travaille. On ne fait que commencer», dit -il, soulignant l'aide reçue de la part de Corridor appalachien.

En novembre, la SCMB a hérité d'un terrain de 16,19 hectares (40 acres) sur le flanc sud du massif du mont Brome. Il s'agissait de son premier don.

L'organisme sans but lucratif, créé en 2015, a obtenu au printemps la reconnaissance de l'Agence du revenu du Canada. Cela lui permet de remettre des reçus d'impôt aux personnes qui lui font un don en argent, explique M. Lizotte. Il s'agissait d'un incontournable pour que l'organisation puisse amasser des fonds pour financer ses activités.

Cette année, les bénévoles de la Société contacteront les propriétaires de terrains boisés ou de grande valeur écologique pour vérifier leur intérêt à les protéger. Ils leur indiqueront les possibilités de céder leur terrain à des fins de conservation ou de leur conférer un statut de protection en créant une réserve naturelle privée. Les avantages fiscaux de ces mesures leur seront expliqués ainsi que les services d'inventaire floral et animalier disponibles, a dit M. Lizotte. «On veut faire connaître l'organisation aux citoyens, aux propriétaires, à la Ville et à la MRC.»

L'ensemble du territoire de Bromont est dans la mire de la SCMB, particulièrement les secteurs du mont Gale, et les terrains longeant la rivière Yamaska.

Un électrochoc

En entrevue mardi, M. Lizotte a indiqué qu'il n'avait pas l'intention de rencontrer Charles Désourdy pour discuter des propriétés de son entreprise dans le massif. Conservation de la nature est dans le dossier du Val 8, a souligné le président de la SCMB.

M. Lizotte croit que le projet immobilier du Val 8 a servi «d'électrochoc aux citoyens de Bromont». «Ça leur a montré qu'il y aurait une perte importante de milieux naturels. Il faut faire des efforts pour les protéger. Ça veut dire de mettre des outils en place pour y arriver. Si on avait eu une organisation comme celle-là (SCMB) il y a 20 ans, peut-être que le Val 8 serait déjà protégé», a-t-il affirmé.

Le but de la SCMB est de participer aux efforts pour que Bromont atteigne son objectif de protéger 20 % des espaces verts sur son territoire. Les dirigeants de la Société ne se sont pas donné d'objectifs précis pour 2016, a dit M. Lizotte. Outre la rencontre de propriétaires, il souhaite inciter des citoyens à devenir membres et trouver des commanditaires. Les organisateurs de la course Bromont Ultra en octobre ont remis un montant de 10 000 $ à l'organisme.

La SCMB formera un conseil d'administration dans les prochaines semaines. L'organisme devrait tenir sa première assemblée générale au printemps.

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