Compressions dans les CPE: Paradis interpellé à son tour

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Les représentantes de six centres de la petite enfance de la région ont transporté mercredi leurs pancartes au bureau du député libéral de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis.

Alain Dion

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Marie-France Létourneau
La Voix de l'Est

(Cowansville) Les représentantes de six centres de la petite enfance (CPE) de la région ont transporté mercredi leurs pancartes au bureau du député libéral de Brome-Missisquoi, Pierre Paradis, pour réclamer la fin des coupes envisagées dans le réseau des services de garde.

À défaut de pouvoir s'adresser au député, également ministre de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation, les parents-utilisateurs, éducatrices et directrices de CPE ont rencontré l'attachée politique de M. Paradis, Louisette Hébert.

Leur désir: que le député contribue «à sauver les enfants», comme il l'a fait «pour les animaux» avec le projet de loi 54 adopté l'an dernier. Les parents-utilisateurs du CPE Le Grand Chapiteau, à Granby, avaient en outre été invités la veille à inonder la boîte vocale de Pierre Paradis pour se faire entendre.

Les directrices de CPE ont réitéré à Louisette Hébert que les compressions envisagées dans le réseau ne sont pas réalistes. «On a toutes dit qu'on ne peut pas arriver avec les coupures annoncées. On parle de coupures de personnel, de cuisiniers. Ce sont des coupes récurrentes en plus. Ce n'est pas viable là et ça ne le sera pas plus», a commenté la directrice du Grand Chapiteau, Chantal Pontbriand. Celle-ci s'est déplacée à Cowansville, car certaines de ses employées habitent le territoire de Brome-Missisquoi.

Mme Pontbriand était accompagnée de ses homologues des CPE Chez-Nous, Les Jeunes Pousses, Le Papillon bleu, Buissonnière et Les Tisserands, établis à Shefford, Waterloo et Cowansville.

Ambiance lourde

Selon Chantal Pontbriand, l'incertitude qui entoure le financement des CPE, alors que la somme exacte des coupes envisagées n'a pas été confirmée, commence à peser lourd sur le moral du personnel. «L'étau se resserre et ça se fait sentir. Ce n'est pas une ambiance facile au quotidien», dit-elle.

«On demande aux éducatrices de donner des soins de qualité aux petits, mais on n'est pas capables de leur donner le nécessaire», déplore la directrice.

Malgré tout, le personnel se montre «persévérant» et «engagé», multipliant les chaînes humaines, les chaînes téléphoniques et autres moyens de sensibilisation, dit Chantal Pontbriand. En début de semaine, le député caquiste de Granby, François Bonnardel, s'est joint à la trentaine de personnes qui a participé à la chaîne humaine hebdomadaire devant les installations du Grand Chapiteau, rue Laval Nord. Il a invité le ministre de la Famille, Sébastien Proulx, à donner l'heure juste.

Les directions de CPE aimeraient être fixées avant le début de l'année financière, le 1er avril.

Les préoccupations des représentantes de CPE seront transmises à Pierre Paradis, a assuré Louisette Hébert à La Voix de l'Est. Une rencontre avec le député a par le fait même été demandée. «Avant le 31 mars», souligne Chantal Pontbriand. «La demande a été déposée», confirme Mme Hébert.

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