Notre-Dame-de-Stanbridge regarde vers l'avenir

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Michel Asselin, consultant pour Notre-Dame-de-Stanbridge, a présenté une partie de la mise à jour de la politique familiale et de la planification stratégique du village samedi à une trentaine de citoyens engagés.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Notre-Dame-de-Stanbridge) La municipalité de Notre-Dame-de-Stanbridge souffre de son trop peu de visibilité et a vu sa population décroître dans les dernières années.

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La mairesse de Notre-Dame-de-Stanbridge, Ginette Simard Gendreault.

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Depuis avril 2014, l'administration planche sur une nouvelle planification stratégique pour les dix prochaines années et sur une mise à jour de sa politique familiale afin de revitaliser le village. Le plan final a été présenté à une trentaine de citoyens engagés, samedi.

Pour arriver à un plan réalisable, les citoyens ont été consultés en groupes de discussion, jusqu'en octobre. Au terme de ces démarches, il est ressorti que le village a plusieurs forces sur lesquelles miser et des faiblesses sur lesquelles travailler.

«On était à la croisée des chemins, souligne la mairesse Ginette Simard Gendreault. On voulait faire une mise à jour de notre politique familiale. Mais ça allait de pair avec les nouvelles idées de la planification stratégique.»

«La MRC Brome-Missisquoi est venue exiger que toutes les municipalités aient une planification stratégique pour être éligibles, entre autres, au Pacte rural», ajoute Michel Asselin, consultant pour Notre-Dame-de-Stanbridge.

Politique familiale

Forte de ses qualités et au fait de ses faiblesses, la municipalité devra se retrousser les manches, en collaboration avec la communauté, pour reprendre du galon. La politique familiale, qui compte maintenant un volet aînés, se développe en quatre grands axes.

Ceux-ci visent à développer l'appartenance et animer la vie communautaire, supporter l'école primaire St-Joseph, encourager la participation des citoyens dans les organismes locaux et promouvoir les actions en faveur de la famille et des aînés. Diverses idées réalisables à court, moyen et long terme ont été lancées et proposées à travers ces thèmes.

Notre-Dame-de-Stanbridge peut compter sur une implication bénévole forte. Environ une personne sur six s'implique à grande ou petite échelle, mais il faut de la relève pour les comités en place, dont les membres s'essoufflent. Plusieurs fêtes ont d'ailleurs lieu durant l'année, permettant de créer un sentiment d'appartenance.

Autosuffisance

L'offre de services doit cependant être intéressante pour que le village soit plus attirant pour les nouvelles familles, ou même pour garder un peu plus longtemps les touristes de passage dans la municipalité.

«On veut être le plus possible autosuffisant, commente Michel Asselin. Les gens restent et demeurent à Notre-Dame parce qu'il y a une vie. Et ils ne veulent pas la perdre. L'école est importante. S'il n'y a plus d'école, on sait qu'on va avoir de la misère à accueillir de nouvelles familles. Faut pas être une sorte de dortoir pour Bedford ou Cowansville.»

Un citoyen a soulevé l'absence de restaurant. Il s'est dit soucieux que les visiteurs, qui viennent s'assoir près de la rivière pour profiter de la vue, ne puissent pas aller prendre un verre ou manger un bon repas après leur journée.

La mairesse croit qu'il est viable d'avoir un restaurant dans le village. Il faudrait toutefois un promoteur avec un projet original, dit-elle en donnant en exemple le restaurant de Saint-Alexandre, qui a un créneau particulier.

«J'ai des idées, mais c'est sûr qu'il faut qu'il y ait des jeunes pour les réaliser, dit Mme Simard Gendreault. Il y a de la place pour faire un vignoble, un restaurant, la transformation de produits agricoles et du terroir.»

Stratégie d'avenir

Quatre autres axes ont été mis de l'avant pour les orientations stratégiques de la municipalité, soit l'accroissement du potentiel économique local, les actions à porter pour attirer de nouveaux citoyens, le développement durable et la protection et mise en valeur du patrimoine.

On suggère notamment de trouver un créneau économique sur lequel mettre des efforts. Deux citoyens ont fait savoir, samedi, qu'on parlait de Notre-Dame-de-Stanbridge pour son boeuf, qui est vendu dans des boucheries aux quatre coins de la région, et pour ses bandes riveraines, qui font l'objet de visites de partout au Québec en tant qu'exemple à suivre.

Un autre projet est d'améliorer la signalisation pour que le village soit plus facile à trouver.

La municipalité ceinturée par la rivière aux Brochets a par ailleurs rajeuni son image en changeant son logo, de même que sa devise qui devient «Une communauté entre champs et rivière».

La proximité des centres urbains est également un atout pour Notre-Dame-de-Stanbridge, qui a bien l'intention de tirer son épingle du jeu et de faire du village un lieu où il fait bon s'installer.

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