Oui à des interruptions de services au CPE Rayons de soleil

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Lors d'un vote à main levé tenu mardi soir, une vingtaine d'employées du CPE Rayons de soleil ont appuyé, dans une très forte majorité, d'éventuelles interruptions de services.

Alain Dion

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Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est

(Sainte-Cécile-de-Milton) Le conseil d'administration du CPE Rayons de soleil, qui possède des installations à Roxton Pond et à Sainte-Cécile-de-Milton, a approuvé mardi soir une résolution autorisant des interruptions de services - complètes ou partielles -, advenant une impasse dans les négociations avec le gouvernement.

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«Dans deux mois, il va être trop tard. (...) Il faut croire qu'on peut changer les choses», plaide Josée Charette.

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La direction agira toutefois selon les consignes de l'Association québécoise des centres de la petite enfance (AQCPE), qui cherche à contrer des compressions totalisant 120 millions$ pour l'année financière 2016-2017.

Des coupes qui entraîneraient des pertes de 85 000$ pour un CPE de 60 places.

«Si le ministère (de la Famille) fait ce qu'il dit qu'il va faire, c'est sûr qu'il va y avoir des pertes d'emplois. Mais nous, on est des adultes, on va se replacer. Mais pour les enfants, les services vont continuer d'être pourris après», craint la directrice générale Josée Charette, qui exploite deux installations de 62 places.

«Dans deux mois, il va être trop tard. Il faut y croire», plaide Mme Charette.

Les fermetures constituent toutefois une solution de dernier recours pour les CPE non syndiqués et dont les contrats de travail sont valides, qui s'exposent à des amendes gouvernementales.

Étant du lot, Rayons de soleil se retrouve sous la menace. L'association espère donc que les pétitions et rassemblements suffiront à faire plier le gouvernement. Les CPE ont néanmoins jusqu'au 25 janvier afin de soumettre des résolutions autorisant des interruptions de services.

Des équipes unies

Mardi en début de soirée, près de 30 personnes étaient rassemblées à l'installation de Sainte-Cécile-de-Milton. Une vingtaine d'employées de Rayons de soleil ont alors appuyé, dans une très forte majorité, d'éventuelles interruptions de services lors d'un vote à main levée.

«Entre perdre une journée de travail et ta job au complet, je vais prendre des heures (coupées)», a affirmé Mélanie Chabot, adjointe administrative à l'installation de Roxton Pond.

«Au niveau scolaire, quand ça a bougé, c'est quand il y a eu des fermetures», a pour sa part souligné Genevière Alarie, éducatrice à Sainte-Cécile-de-Milton.

Selon les chiffres fournis par le regroupement, les compressions toucheraient les éducatrices - jusqu'à trois pertes d'emploi pour une installation de 80 places -, la cuisine, l'entretien ménager et l'administration.

Les parents sollicités

Le suivi personnalisé des enfants s'en retrouve menacé, selon l'AQCPE. Une demi-douzaine d'enfants ayant des besoins particuliers sont pris en charge à Roxton, et quelques autres à Sainte-Cécile-de-Milton.

Malgré les inconvénients entourant une fermeture, Josée Charette estime qu'il est dans l'intérêt des parents de se joindre à la mobilisation.

«Le premier choc va venir lors de la déclaration d'impôt...», anticipe Catherine Saint-Pierre, cliente et présidente du CA du CPE Rayons de soleil.

Le coût quotidien d'une place subventionnée en CPE est dorénavant de 7,30$. Les parents dont le revenu familial brut dépasse 50 000$ devront cependant payer une contribution supplémentaire.

Notons par ailleurs que si Josée Charette s'inquiétait de la vingtaine de places disponibles à un mois de l'ouverture au début novembre, l'établissement de Sainte-Cécile-de-Milton affichera bientôt complet.

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