Police à Lac-Brome: Bromont prête à discuter

Verra-t-on des véhicules de la police de Bromont... (Alain Dion, archives La Voix de l'Est)

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Verra-t-on des véhicules de la police de Bromont circuler un jour dans les rues de Lac-Brome?

Alain Dion, archives La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Bromont) La Ville de Bromont ouvrira les pourparlers dans les prochaines semaines, voire les prochains mois, avec Lac-Brome. Les deux municipalités veulent étudier la possibilité de créer une desserte du service de police de Bromont à Lac-Brome, au terme du contrat que cette dernière possède avec la Sûreté du Québec.

«C'est très embryonnaire, mais l'ouverture dans la nouvelle entente Québec-municipalités fait en sorte qu'on pourrait faire une desserte», a expliqué en entrevue samedi la mairesse de Bromont, Pauline Quinlan. Selon elle, les citoyens de la municipalité voisine considéreraient qu'il y a un manque en matière de sécurité si l'on tient compte du prix payé.

«Les plaintes que j'ai des citoyens, c'est que c'est difficile d'avoir la Sûreté du Québec rapidement quand on a une problématique, expose pour sa part le maire de Lac-Brome, Richard Burcombe. Des fois, c'est une perception aussi. Personnellement, pour nos besoins, quand on a besoin de la police, je trouve que la Sûreté du Québec est toujours là. Je ne me suis jamais plaint contre le service comme tel. Je me plains plus du prix pour ce service.»

Lac-Brome, qui compte une population de 5600 personnes, paie près de 1,8 M$ par année, en raison de sa grande richesse foncière, pour bénéficier des services de la Sûreté du Québec. «Par exemple, Farnham paie1,1 M$ pour une population de 8600 habitants. Dans les quarts de jour, Farnham a toujours deux véhicules, et un véhicule la nuit. À Lac-Brome, il y a un véhicule le jour et le quart de nuit est partagé avec Sutton», fait valoir M. Burcombe.

Le contrat de Lac-Brome avec la Sûreté du Québec se termine en septembre 2017. «On doit aviser le ministère de la Sécurité publique 12 mois avant l'expiration du contrat, qui est en septembre 2017. Il faut que le Ministère soit d'accord pour qu'on puisse négocier. Les négociations ne sont donc pas commencées», ajoute le maire.

Meilleur rapport qualité-prix

En négociant avec sa voisine,M. Burcombe espère que sa municipalité pourra obtenir un meilleur rapport qualité-prix. D'autant plus que la Ville de Bromont pourrait, du même coup, faire réaliser des économies à ses contribuables. Le budget de 3,8 M$ de la police municipale de Bromont fait sourciller des citoyens.

«Ce n'est pas fait, mais on a quand même une ouverture, souligne Pauline Quinlan. C'est important pour Bromont, pour notre situation (NDLR: avec le nombre de travailleurs qui viennent de l'extérieur et le tourisme), qu'on puisse compter sur un service policier adapté à nos besoins. On sait qu'à côté il y a une municipalité qui, elle, y verrait un avantage.»

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