Une situation qui favorise le tourisme

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«On les voyait beaucoup plus, nos Américains, mais aussi des Européens. On a plus de visite de l'extérieur», indique Josée Blais, propriétaire du Marché général les Sucreries de l'érable, à Frelighsburg.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Frelighsburg) Si la faible valeur du dollar canadien provoque une hausse du coût des produits importés, sa faiblesse peut en revanche favoriser les commerces locaux en gardant les Québécois au Québec, en plus d'être un incitatif pour Américains et Européens à venir visiter le pays.

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«On voit une augmentation, mais est-ce significatif?», se questionne Élise Bourduas, copropriétaire de l'Auberge Sutton Brouërie.

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«Le 9 janvier au soir, des Américains m'ont dit qu'ils allaient se louer une chambre à Montréal parce que c'est tellement pas cher pour eux», raconte le copropriétaire du restaurant Lyvano (Frelighsburg), Sébastien Beaupré.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

Près de la frontière américaine, plusieurs commerçants offrent aux Américains l'option de payer avec leur propre monnaie, selon un taux de change plus avantageux encore qu'à la banque. C'est le cas de l'épicerie Tradition, à Frelighsburg.

Mais pour l'instant, on n'y voit pas une croissance de la clientèle américaine. «C'est sûr qu'on n'a pas fait de publicité sur le fait qu'on prenne l'argent américain comme ils le font aux États-Unis pour l'argent canadien, explique le gérant Charles Gosselin. Mais je suis sûr que le taux de change va faire une différence au printemps.»

De l'autre côté de la rue, la propriétaire du Magasin général les Sucreries de l'érable, Josée Blais, a vu défiler davantage de clients de l'extérieur au cours de la dernière année, alors que le dollar canadien était déjà faible.

«On les voyait beaucoup plus, nos Américains, mais aussi des Européens. On a plus de visite de l'extérieur», indique-t-elle.

 Selon Mme Blais, l'économie se porte mieux au sud de la frontière et ce serait l'une des raisons qui pousseraient les Américains à sortir. Mme Blais indique par ailleurs qu'une partie de cette clientèle venait des campings de Frelighsburg, où on leur avait recommandé le café de village.

Cependant, les propriétaires des trois lieux de villégiature à Frelighsburg n'ont pas remarqué une croissance si importante. «Je pense que, cet été, ça va nous aider parce que le monde va rester au Québec», croit Guy Croteau, propriétaire du Camping des Chutes Hunter, qui a déjà constaté le phénomène l'été dernier.

«Je n'ai pas eu plus d'Américains sur mon bord, dit pour sa part Luc Choquette, propriétaire de la Forêt de Freli. Mais, par contre, j'ai eu une bonne année parce que les gens sont moins allés aux États-Unis. Ça va être la même chose cette année.»

Au Camping écologique de Frelighsburg, le propriétaire Michel Rondeau ne voit pas tellement de clientèle américaine, en raison de sa proximité avec la frontière, souligne-t-il, et cela, peu importe les facteurs économiques en vigueur.

Profiter des économies

Au village, le restaurant Lyvano a l'habitude de recevoir des Américains. «Le 9 janvier au soir, des Américains m'ont dit qu'ils allaient se louer une chambre à Montréal parce que c'est tellement pas cher pour eux», raconte le copropriétaire, Sébastien Beaupré.

La clientèle du sud de la frontière peut être un peu plus importante, mais il lui est difficile de savoir pour le moment à quel point. Lui aussi croit que la situation actuelle peut inciter les vacanciers québécois à rester au Québec et favoriser le tourisme d'ici.

Un petit tour à Sutton permet de constater que les commerces roulent à plein régime. Au moment du passage de La Voix de l'Est, personne ne chômait.

Entre deux cafés, le barista et propriétaire du Cafetier, Jean-François Trudel, fait savoir qu'il y a un peu plus d'Américains qui passent le voir. «Dans le temps des Fêtes, il y en a eu un peu plus. Mais je pense qu'on va le voir surtout pendant la relâche américaine. Il y a beaucoup d'Européens. La valeur du dollar et Utopia, entreprise bien connue en Europe, font une différence», estime-t-il.

Les amateurs de bière du Vermont font sentir leur présence à l'Auberge Sutton Brouërie. «On voit une augmentation, mais est-ce significatif? C'est dur à dire, d'autant plus que la saison est difficile à démarrer dans le tourisme», dit Élise Bourduas, copropriétaire de la jeune entreprise.

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