Pêcheurs pressés, attention!

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Plusieurs personnes se sont aventurées sur le lac Brome ces derniers jours, alors que le couvert de glace n'est pas assez épais, selon le directeur du service incendies de Lac-Brome, Pierre Laplante.

Fournie

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Lac-Brome) Certains amateurs de pêche blanche semblent bien impatients de pratiquer leur sport, malgré les redoux et l'épaisseur insuffisante de la glace. Même si un homme a été repêché dans le réservoir Choinière, jeudi, et qu'il a perdu la vie, des individus téméraires prennent toujours le risque de s'aventurer sur le lac Brome.

Le service des incendies de Lac-Brome est intervenu à plusieurs reprises ces derniers jours pour faire revenir sur la rive des gens qui n'avaient pas froid aux yeux. Les pompiers, épaulés de policiers de la Sûreté du Québec, s'y sont rendus jeudi, vendredi et samedi pour quelques personnes.

«Les gens nous disent que la glace est bonne. Mais non, c'est trop tôt encore, prévient le directeur du service des incendies, Pierre Laplante. Les pêcheurs disaient qu'il y avait 4 pouces de glace (NDLR: l'épaisseur minimale recommandée), mais samedi, la glace était noire et il faisait 8°. C'était quasiment suicidaire d'aller se trimbaler sur le lac. Ce qu'on dit aux gens, c'est d'attendre encore. On n'a pas eu encore assez de froid. C'est possible qu'à certains endroits, il y ait 4 pouces (10 cm), mais à d'autres, non.»

La glace était noire, dit-il, puisque l'eau était proche de la surface, et qu'en plus, il y a eu de la pluie. Le directeur du service des incendies craint de faire face à une situation comme celle survenue le 7 janvier sur le réservoir Choinière, au parc national de la Yamaska. «Ils mettent leur vie et celle des sauveteurs en danger, déplore-t-il. Ce sont des conditions de glace dangereuses.»

Selon un article de la Régie de la sécurité dans les sports du Québec publié en 1991 et rapporté par le ministère de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, des méthodes existent pour calculer la résistance de la glace, mais les techniques sont très élaborées et difficiles à mettre en pratique par un sportif. On recommande à ces derniers de se fier à leur sens de l'observation et d'éviter certains endroits, dont les zones où se trouve un obstacle - un rocher, par exemple -, les endroits où le débit d'eau est variable et là où le couvert de glace est différent. Si la glace comporte des fissures parallèles à la rive et qu'elles sont mouillées, attention: il s'agit d'un signe que le couvert de glace est rompu.

«Par ailleurs, certains facteurs météorologiques influencent la résistance de la glace et devraient inciter les sportifs et sportives à ne pas s'y aventurer. Parmi ces facteurs, mentionnons les chutes de température de plus de 10 °C entre les températures diurnes moyennes de deux jours consécutifs, les hausses de température au-delà de -4 °C qui se maintiennent plus d'une journée et les fortes précipitations de neige qui surchargent la surface glacée», peut-on lire sur le site Internet du Ministère.

Épaisseur de glace minimale recommandée

MOINS DE 10 CM (4")

Ne pas s'y aventurer

10 CM (4")

Pêche sur la glace, marche, skide fond, patin

12 CM (5")

Motoneige ou VTT

20-30 CM (8-12")

Véhicule automobile ou camionléger

30-38 CM (12-15")

Camion de poids moyen

Source: Société de sauvetage du Québec

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