Bromont coupe les vivres à la SACS

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Le président de la SACS, Marcel Bundock.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Les élus bromontois viennent de priver d'une partie de ses revenus la Société d'agriculture du comté de Shefford (SACS), qui chapeaute notamment le financement des infrastructures du mondial équestre. L'enveloppe annuelle de 150 000$, octroyée à l'organisme sans but lucratif par la municipalité depuis 2010 via des ententes triennales, ne sera pas reconduite en 2016.

Le non-renouvellement de cette contribution à la SACS a été évoqué dans la section «variation des dépenses» du budget 2016 de Bromont, présenté lundi aux médias. La mairesse Pauline Quinlan, le directeur des services administratifs, Richard Joyal et le directeur général Jean Langevin ont pris part à la rencontre. La Voix de l'Est a alors questionné les représentants de la Ville sur les motifs de cette coupe. «Ce que les élus souhaitent, c'est de pouvoir recevoir des états financiers vérifiés. Donc, la SACS devrait, on présume, faire ce travail pour revenir à la Ville», a répondu Mme Quinlan. «En général [les états financiers de la SACS], ça se fait sous forme d'avis aux lecteurs», a précisé M. Joyal.

Vérifications faites, une entente triennale concernant le soutien à l'OSBL a été entérinée lors de la séance du conseil du 7 septembre 2010. Il a été résolu «d'accorder à la SACS une aide financière annuelle conformément à la politique d'attribution de contribution financière de 150 000$ pour soutenir le rayonnement et le développement du parc équestre olympique de Bromont pour les trois prochaines années conditionnellement à la présentation de la programmation et des états financiers.» L'accord a été renouvelé avec des termes similaires lors de la séance du 11 mars 2013.

Rappelons que les élus municipaux ont donné leur aval, le 5 octobre, à l'octroi d'un bail emphytéotique de 50 ans à la SACS. Le contrat de longue durée concerne un terrain de la Ville contigu au site olympique, sur lequel doit être construit un manège pour la tenue des Jeux équestres mondiaux à Bromont en 2018.

Déception

Appelé à commenter la décision de Bromont de ne pas reconduire la contribution de 150 000$ à la SACS, le président de l'organisation Marcel Bundock ne semblait pas surpris outre mesure. «Même si la Ville coupe le budget, ce n'est pas ça qui va arrêter les Jeux. Mais c'est évident que c'est désappointant», a-t-il fait valoir en entrevue au journal, mardi.

«On avait une entente avec le précédent conseil et on ne donnait pas nos états financiers sur cette base-là [vérifiés] étant donné que ça fait plus de 10 ans [que la SACS] est en affaires», a-t-il poursuivi.

Celui-ci a évoqué que Desjardins et Investissement Québec, qui sont partie prenante du projet de manège, ont aussi demandé à la SACS de fournir des relevés financiers examinés par une firme comptable reconnue. «C'est une question de meilleur contrôle, tant du côté de Bromont que de notre côté», a-t-il indiqué.

Selon M. Bundock, les subventions octroyées par le ministère de l'Éducation (MELS) à la SACS auraient également fondu au cours des dernières années. «On recevait 250 000$ du MELS il y a trois ans. Mais depuis deux ans, c'est 150 000$. L'austérité, ce n'est pas seulement pour les professeurs d'école. C'est tout le monde qui y passe.»

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