Jeux équestres: préparation, défis... et attentats

Le président du conseil d'administration du COJEM, François... (Julie Catudal, La Voix de l'Est)

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Le président du conseil d'administration du COJEM, François Duffar, et le PDG Luc Fournier ont présenté le nouveau logo des Jeux équestres mondiaux de 2018, lors de la rencontre d'information qui soulignait les 1000 jours avant les Jeux.

Julie Catudal, La Voix de l'Est

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Cynthia Laflamme
La Voix de l'Est

(Bromont) À 1000 jours de l'événement, le Comité organisateur des Jeux équestres mondiaux de 2018 a dévoilé dimanche son nouveau logo, qui a nécessité huit mois de travail et de négociation avec la Fédération équestre internationale. Les attentats de Paris ont également occupé quelques minutes de la séance d'informations, qui s'est déroulée devant 200 personnes dans l'église Saint-François-Xavier de Bromont.

«Moi, ça me fait peur ce qui se passe en France. Est-ce qu'il va falloir doubler notre budget de sécurité? se demande le président et directeur général du COJEM, Luc Fournier. J'étais au Carnaval de Québec quand les tours sont tombées à New York, en 2001. Le Carnaval de Québec, c'était plus pareil. Le coût des assurances avait doublé, etc. Les assureurs ont peur, tu dois mettre plus d'agents de sécurité, la police arrive dans ton champ, ça prend de nouveaux équipements. »

J'ai de la sympathie pour les Français, mais une déclaration de guerre c'est grave, ajoute-t-il. Si on tombe en guerre... Nous, on reçoit le monde entier, on en a des Irakiens, des Syriens, des gens du Moyen-Orient, etc. Il faut fêter avec l'ensemble de la planète avec nos différences, pas la guerre!»

Le COJEM s'attend en principe à recevoir 600 cavaliers et 1000 chevaux provenant de 65 pays. On parle d'un budget d'opération de 65 M$, plus 7 M$ pour les aménagements à faire sur le terrain. À ces montant s'ajoute le budget en immobilisations, notamment pour le manège, de 20 M$. Luc Fournier, arrondit à 100 M$, parce qu'on «ne sait pas ce qui va arriver».

Logo officiel

Si très peu de questions ont été posées et peu de nouvelles informations ont été données, le COJEM a du moins présenté son logo officiel et approuvé par la Fédération équestre internationale (FEI).

Après un discours de la mairesse de Bromont, Pauline Quinlan, et du député de Brome-Missisquoi à Ottawa, Denis Paradis, le président du conseil d'administration du COJEM, François Duffar, a présenté ce logo tout en rouge et blanc, pour représenter la couleur du drapeau canadien.

Le logo forme un B, pour la ville hôte, une particularité à laquelle tenait mordicus le COJEM, contrairement à ce que désirait la FEI, selon Luc Fournier. La tête du cavalier se fond dans celle du cheval pour représenter leur symbiose. Sous l'image sont écrits les mots Jeux équestres mondiaux, FEI et Bromont 2018.

Le nom de Montréal, qui figurait sur l'ancienne image de marque, a disparu. «Ce n'est pas la Ville de Montréal qui est partenaire, c'est Tourisme Montréal, précise M. Fournier. Ça commence à être lourd de tout écrire. Pour nous aider au niveau de l'hébergement, Tourisme Montréal est l'organisme central du tourisme à Montréal. On va engager un coordonnateur pour l'ensemble des réservations pour l'ensemble des jours. C'est trop gros autrement.»

Les défis

L'hébergement fait justement partie des défis qu'aura à relever l'organisation. Loin de vouloir entrer en conflit ou en compétition avec les événements déjà bien établis à Granby, M. Fournier souhaite plutôt exploiter les offres d'hébergement dans l'est, comme à Magog et Sherbrooke, mais aussi à Montréal. Selon lui, pour les visiteurs en provenance de grandes villes européennes ou asiatiques, une heure de route, c'est très peu.

Le transport sera également un défi. M. Fournier espère que les vols commerciaux à l'aéroport Roland-Désourdy, à Bromont, seront finalement acceptés par Transports Canada. À cela s'ajoute le projet de train de passagers qui ferait Montréal-Bromont. Deux dossiers qu'a pris sous son aile Denis Paradis. Le nouveau député libéral a confié chacun d'eux à des employés de son bureau afin que l'équipe puisse les faire progresser rapidement.

La sécurité, évidemment, sera un défi, de même que les infrastructures et leur acceptabilité sociale. «Je ne peux pas faire ces Jeux si la population n'est pas avec moi, souligne Luc Fournier. Je ne vous demande pas d'être derrière nous, je vous demande qu'on soit tous l'un à côté de l'autre, tous sur la même ligne. J'y tiens, à cette acceptabilité sociale.»

Ce qui pose problème depuis le début est l'allure du manège équestre, critiquée par plusieurs. «On est en train de refaire la vue extérieure avec l'ensemble des installations (NDLR: estrades, écuries et installations sanitaires, par exemple). On est en train de faire une image globale. On a juste vu le manège que les gens disent laid et gros. J'ai parlé à un architecte de design qui a dit que le problème n'est pas compliqué. On a présenté une grosse bâtisse dans un grand champ, alors que ce n'est pas ça, le projet. Le projet est global.»

De nouveaux plans, revus et corrigés, seront présentés au conseil avant de l'être à la population. Le PDG du COJEM espère pouvoir le faire avant Noël.

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