«Les débris continuent de défigurer le terrain»

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Un imposant tas de débris trônant sur le terrain contigu au parc équestre olympique et appartenant à Bromont continue de soulever l'indignation de citoyens.

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Jean-François Guillet
La Voix de l'Est

(Bromont) Le controversé sujet du tas de rebuts trônant sur le terrain de la Ville adjacent au parc équestre olympique a fait de nouvelles vagues, lundi, à la période de questions de la séance du conseil municipal de Bromont.

«Le site est encore une poubelle. Le tas d'ordures est encore à la même place!», a lancé aux élus Jean-Pierre Domec, faisant référence à un texte publié dans La Voix de l'Est, le 23 septembre. Le Bromontois François Bachand avait alors dénoncé cette situation qu'il jugeait «inacceptable» étant donné la vocation «de conservation» du terrain. Le directeur général du parc équestre olympique, Roger Deslauriers, avait indiqué à l'époque que son organisation avait entassé les rebuts sur le site en juin, et que l'ensemble des déchets devrait être parti «avant la fin de semaine».

Le journal s'était rendu sur les lieux le 22 septembre pour constater de visu les faits allégués. L'imposant amoncellement constitué, entre autres, de palettes de bois, de boyaux d'arrosage, de débris de plastique et de poteaux de bois traité était bien visible de la rue de Gaspé.

Reprenant la balle au bond, M. Domec avait aussi dénoncé cette situation. «Avec un bail de 50 ans, que va faire la SACS (NDLR: la Société d'agriculture du comté de Shefford) avec le terrain de la Ville? Eh bien, en ce moment, le site a l'air d'un vrai dépotoir. Il y a des débris partout sur le bord des chemins, dans les bois. Et qu'on ne vienne pas me dire que c'est là depuis seulement quelques jours. C'est littéralement enterré sous la végétation», rapportait La Voix de l'Est le 5 octobre.

Plainte

Voyant qu'après plusieurs semaines, les débris n'avaient pas été retirés du site, M. Domec a décidé de déposer une plainte en bonne et due forme à la Ville.

«Ce matin en allant sur le site équestre de Bromont, j'ai pu constater que le tas de détritus (...) était toujours là. Simplement, les morceaux les plus voyants avaient été dissimulés dans les fourrés. Au dire de M. Roger Deslauriers, cité dans l'article [du 23 septembre], ce problème devait être réglé dans la semaine suivante. Rien n'a été fait, pire, d'autres déchets ont été ajoutés. Comment la Ville peut-elle accepter une telle situation? N'y a-t-il pas d'inspecteur [sic] à la Ville qui font le suivi sur les dossiers environnementaux? Devant l'absence d'action concrète de la Ville et de la SACS, je dépose donc plainte à la Ville de Bromont pour non-respect des droits environnementaux. J'exige que ces immondices soient enlevés [sic] dans les plus brefs délais, que le sol soit décontaminé, et ce aux frais de la SACS responsable de cette négligence environnementale», peut-on lire dans le courriel adressé au directeur de l'urbanisme, Jean-François Vachon, daté du 20 octobre. Une copie de la plainte, photos à l'appui, a aussi été acheminée au directeur général de Bromont, Jean Langevin, le 26 octobre.

Or, M. Domec a clamé lors de la période de questions, lundi, n'avoir eu aucun suivi de sa dénonciation. «Les plaintes que nous avons reçues ont été envoyées au service de l'urbanisme pour inspection. Le site équestre n'échappe pas à la réglementation. On devrait avoir un retour [des inspecteurs] bientôt. On va vous tenir au courantde l'enquête», a fait valoir M. Langevin.

«Les débris continuent de défigurer le terrain. Comme citoyen, on doit disposer de nos rebuts de construction à l'écocentre. Pourquoi serait-ce différent pour la SACS? Il est temps que la Ville arrête de se fermer les yeux et agisse», a clamé M. Domec en marge de la séance du conseil.

De son côté, M. Langevin a mentionné que la SACS est potentiellement fautive. «L'entente [de gestion] ne donne pas d'indications à propos de l'entreposage de matériaux semblables. La SACS doit respecter la réglementation comme n'importe quel autre citoyen. Donc, il y a présomption d'infraction.»

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