Vent d'inquiétude dans la région

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«On est aux deux tiers présentement, ce qui est très problématique au niveau du financement. On va finir par remplir, mais quand?», se demande la directrice générale du CPE Rayons de soleil, Josée Charette.

Alain Dion, La Voix de l'Est

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Jonathan Gagnon
La Voix de l'Est

(Sainte-Cécile-de-Milton) Plusieurs gestionnaires de centres de la petite enfance (CPE) oeuvrant dans la région ressentent les contrecoups de la nouvelle tarification imposée aux parents par Québec. À un mois de l'ouverture de l'installation du CPE Rayons de soleil à Sainte-Cécile-de-Milton, le tiers des places disponibles n'a toujours pas trouvé preneur.

«On est aux deux tiers présentement, ce qui est très problématique au niveau du financement. On va finir par remplir, mais quand?», se demande la directrice générale, Josée Charette.

Les CPE doivent afficher un taux d'occupation d'au moins 90% afin de toucher l'ensemble des subventions provinciales.

Selon Mme Charette, le gouvernement québécois envoie un message contradictoire aux propriétaires. «La bâtisse de Sainte-Cécile est financée à 100% par le ministère de la Famille. Mais ce qui est aberrant, c'est qu'ils nous coupent l'herbe sous le pied avec la nouvelle tarification. Ça crée un marché parallèle au privé», soutient-elle.

Rappelons que le coût quotidien d'une place subventionnée s'élève actuellement à 7,30$. Les parents dont le revenu familial brut est supérieur à 50 000$ auront toutefois à payer une contribution supplémentaire au moment de fournir leur déclaration d'impôts. Ce principe de modulation n'a cessé de susciter la controverse depuis son annonce par la ministre de la Famille, Francine Charbonneau.

Un secteur prioritaire

Souhaitant attirer davantage de clients provenant de Granby et ses environs, Josée Charette et son équipe poursuivront leur offensive publicitaire au cours des prochaines semaines. Elle assure pourtant que le choix d'installer un CPE dans une petite municipalité était le bon.

«Sainte-Cécile était la priorité au niveau des besoins en Haute-Yamaska, maintient la directrice générale du CPE Rayons de soleil. (...) On n'est pas uniques. Ça se voit aussi à Saint-Jean-sur-Richelieu, à Montréal et à Québec», maintient la gestionnaire, faisant écho à de récents articles parus dans différents médias.

L'installation de 62 places ouvrira ses portes rue Boulais le 30 novembre prochain.

Les préoccupations de Mme Charette concernent également la première adresse Rayons de soleil, à Roxton Pond, où l'équivalent de deux places et demie demeure ouvert. «On a commencé à accepter beaucoup de temps partiel. Je n'ai jamais vu ça en 12 ans. Avant, quand un parent recevait une place, c'était comme s'il avait gagné à la loterie...», illustre-t-elle.

Une «bombe à retardement» ?

Du côté du CPE Le Colibri, à Farnham, on signale une place libre à temps plein et une autre à temps partiel. «Si ma place est libre 260 jours par année, ça commence à faire beaucoup de sousperdus», regrette la directrice générale Isabelle Fauchon.

Ayant réussi de peine et de misère à combler les 60 places disponibles au CPE Les P'tites Pies, la directrice Chantal Béland a fait part de ses inquiétudes. «J'ai des parents qui m'ont carrément dit qu'ils allaient aller vers des garderies non subventionnées. C'est peut-être une bombe à retardement. En faisant leur déclaration de revenus, les gens vont voir les vrais impacts», entrevoit la DG de l'établissement de Saint-Pie.

À Granby, les centres Nez-à-Nez et Le soleil de Jeannot affichent complet, tout comme le Bambin Club d'Ange-Gardien. «Nos 130 places sont parfaitement comblées. On a un taux d'occupation de 100%, c'est très satisfaisant», se réjouit Myriam Urqizo-Grégoire, responsable au CPE Le soleil de Jeannot.

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