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CHRONIQUE \ N'en déplaise aux romantiques, la tendance en drague ces temps-ci... (123RF)

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

CHRONIQUE \ N'en déplaise aux romantiques, la tendance en drague ces temps-ci semble être, pour certains hommes, d'envoyer des photos de leur pénis aux personnes convoitées - ou à n'importe qui, en fait.

Même Désirée n'y échappe pas. Elle a récemment reçu la photo de la verge non sollicitée d'un étranger (du moins, je l'espère). Le cliché d'un zizi velu et, selon toute apparence, moins long que son propriétaire le prétend (parce qu'il précise la longueur de son engin dans son message, bien entendu).

Ça fait partie de ce qu'on appelle le côté sombre d'internet. Toutes ces communications virtuelles nous éloignent de la bienséance et nous incitent à donner libre cours à nos bas instincts : s'engueuler par claviers interposés, s'exciter sur des images illégales ou se draguer avec inélégance.

Plusieurs articles d'opinion ont déjà été écrits sur cette avalanche de photos de bizounes qu'on appelle communément les dick pics. La plupart écrites par des femmes outrées (on le serait à moins), qui n'en peuvent plus et se demandent dans quel monde nous vivons pour qu'elles aient à recevoir des photos de parties intimes d'inconnus sans l'avoir demandé.

Je suis tout à fait d'accord avec elles, mais une chose me chicote. Partons du principe reconnu que les hommes célibataires ou infidèles sont prêts à faire à peu près n'importe quoi pour arriver à leurs fins sexuelles.

Si, du jour au lendemain, les femmes n'acceptaient de coucher qu'avec des hommes qui marchent sur leurs mains par exemple, la moitié de l'humanité se retrouverait la tête en bas dans le temps de le dire.

Autrement dit, si les hommes adoptent des comportements aussi étranges que d'envoyer des photos de leur dard à des inconnues dans l'espoir de semer en elles la graine (scusez) d'un intérêt lubrique - et ça dure depuis plusieurs années déjà -, c'est probablement parce que, de temps à autre, cette tactique fonctionne. C'est triste, mais c'est ça.

Je ne cautionne pas cette forme de harcèlement digne d'un homme de Néandertal équipé d'un iPhone, mais il me semble évident que si ça ne fonctionnait jamais, ça ne serait pas aussi répandu. Ceux et celles qui ont à endurer ces clichés indus d'entrejambe paient pour ceux et celles qui, intrigués, y ont donné suite.

Cela dit, il faut que ça arrête. N'y a-t-il pas déjà suffisamment de photos obscènes qui circulent sur internet ? Oui, il y en a assez.

Fini l'ambiguïté

J'ai terminé le roman Sideways - et en anglais s'il vous plaît - qui a inspiré le film du même nom réalisé par Alexander Payne en 2004, l'un de mes films préférés.

C'est l'histoire de deux amis d'enfance qui se retrouvent pour une semaine de tourisme viticole en Californie. Le personnage principal est divorcé et dépressif tandis, que son ami est queutard* et vaguement amoral.

Évidemment, rien ne se passera comme prévu et le plus sociable des deux entraînera l'autre dans une idylle à laquelle il se refuse d'abord, mais qui changera sa vie. 

Mais la fin du film est ambiguë : le personnage principal retrouve-t-il sa bien-aimée ? C'est une des raisons pour lesquelles je voulais lire le livre. Dans l'espoir de savoir si, selon l'auteur Rex Pickett, ça se termine bien ou non.

À ma grande surprise, le roman, écrit dans un style un peu ampoulé, diffère beaucoup du scénario qui en a été tiré. 

Et pour une rare fois, j'estime que le film est meilleur que le roman. Mais maintenant, je sais que, selon l'auteur, le personnage principal se réconcilie avec sa compagne d'un été. Yé ! Ça m'a réconforté.

* Je voulais écrire « horny », mais c'est en anglais et on m'a déjà reproché d'abuser d'expressions de la langue de Sugar Sammy. En plus, queutard, ça sonne rigolo.




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