Ayoye!

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

CHRONIQUE \ À quel âge un enfant commence-t-il à avoir peur (d'une rue passante, d'un escalier en béton, d'un animal aux grands crocs, etc.) ?

Je pose la question parce qu'à un an et demi, Jojoba semble déterminée à explorer le monde avec la témérité d'un archéologue sur l'acide. Rien ne l'arrête... sauf une chute ou une éraflure qui la font pleurer toutes les larmes de son corps pendant huit minutes.

Tenez, le week-end dernier, on était dans un parc aquatique. Après avoir passé une demi-heure à jouer au-dessus d'un drain qui projetait une douce colonne d'eau de 10 pouces, ignorant la pléthore de jeux d'eux, glissades et accessoires aux alentours, elle s'est mise à grimper une pente gazonnée sans se soucier le moins du monde qu'elle pouvait tomber à la renverse à tout moment (ce qui serait arrivé si je n'avais été là pour prévenir une roulade involontaire et potentiellement douloureuse).

Après, elle s'est promenée debout sur le bord d'une piscine et s'est lancée dans l'eau en riant et sans se préoccuper 1) de la profondeur de ladite eau, et ; 2) du fait qu'elle ne sait pas encore nager. Tout ça, sans compter les nombreuses fois où elle est tombée en pleine face en marchant sans voir les obstacles qui se dressaient sur son chemin. Aucune crainte, non plus, d'aborder plein d'inconnus sur leur chaise longue avec un tonitruant « ALLÔ ! » avant de décamper.

C'est bien beau, mais c'est pas relaxant pour les parents. On veut se reposer pendant que notre bambin s'amuse et crapahute dans une relative liberté, ce qui est contradictoire. C'est pas mêlant, il faut le suivre pas à pas !

On comprend vite que, chez les enfants tout comme chez les adultes, rien n'est plus attirant que l'interdit : le garde-manger, la rue, le terrain du voisin... On a beau dire non, pas ça, non, pas là, ils s'essaient toujours. J'ai de la sympathie pour les parents d'enfants qui se blessent ; ce n'est souvent pas parce qu'ils ne les ont pas surveillés, mais à cause de quelques secondes d'inattention seulement.

J'ai encore plus de sympathie pour les gardiennes d'enfants, pardon, les éducatrices en garderie. Jongler avec cinq ou six enfants, dont deux poupons, voilà une tâche à laquelle la pieuvre Squiddly Diddly réussirait mieux que moi, qui ai de la misère à faire deux choses en même temps. Quand ça se met à crier en plus... Ayoye ! 

Pas trop violent

Il fut un temps où Désirée ne dédaignait pas regarder un bon film d'horreur en ma compagnie, comme Carrie (1976), qu'elle n'a pas trouvé épeurant ( !), ou Le chalet dans les bois (2012), qu'elle a aimé, mais moins que moi.

Tout a changé après l'accouchement. Je ne suis pas psychologue, mais c'est quelque chose que j'ai déjà constaté chez ma soeur, elle aussi ex-fan de films d'hémoglobine. Après le premier enfant, pouf, elle est devenue incapable de tolérer les scènes violentes, les viscères apparents ou les monstres qui rampent. 

Je suis désormais bien embêté quand vient le temps de suggérer un film à ma dulcinée. Elle aime toujours les suspenses et les drames policiers, mais il ne faut pas qu'ils soient trop violents ni trop scabreux. 

Bon, il reste toujours les vieux Colombo...

Épices agréables

Une amie m'a fait remarquer que je mettais des « épices agréables » sur mes oeufs (en l'occurrence, du paprika). J'ai dit : pardon ? « Ben, t'as pas juste mis du sel et du poivre... »

Ah. OK. Bon. Mais je ne pense pas que le sel soit considéré comme une épice. Et si le paprika est une épice agréable, quelles sont les épices désagréables ? Le raifort ? La bourrache ? La cardamome ? Je n'ai pas eu de réponse claire.




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