À la charge!

Une bande dessinée française fait fureur ces jours-ci.... (tirée de Facebook)

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Une bande dessinée française fait fureur ces jours-ci. Elle illustre la notion voulant que dans les couples hétérosexuels avec enfant, les femmes fassent fréquemment plus de tâches ménagères que les hommes, mais surtout, qu'elles planifient davantage tout ce qui entoure la vie de famille : l'épicerie, la cuisine, les devoirs, etc.

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CHRONIQUE / Et vous, mesdames, comment se porte votre charge mentale ?

Je m'explique. Une bande dessinée française fait fureur ces jours-ci. Elle illustre la notion voulant que dans les couples hétérosexuels avec enfant, les femmes fassent fréquemment plus de tâches ménagères que les hommes - héritage culturel oblige -, mais surtout, qu'elles planifient davantage tout ce qui entoure la vie de famille : l'épicerie, la cuisine, les sorties, les vêtements, les devoirs, etc.

D'où l'expression « charge mentale ». Ça a l'air complexe et mystérieux comme expression, mais ce ne l'est pas tant que ça, finalement.

L'auteure et blogueuse à temps perdu (et ingénieure informaticienne de profession) Emma est partie d'une anecdote personnelle. Elle a jadis rendu visite à un couple avec enfants pour dîner (comme c'est une BD française, ça veut dire pour souper). 

Pendant qu'elle prenait tranquillement un verre avec le gars au salon, la femme essayait de préparer le souper tout en faisant manger leurs deux enfants. Un chaudron a débordé. Dégât. Cris. 

L'homme s'amène et dit : « oh là là le désastre ! Mais qu'est-ce que t'as fait ? » Ce à quoi la femme répond qu'elle aurait bien aimé avoir de l'aide. Réponse de l'être aimé : « Si tu voulais de l'aide, fallait le demander ! »

D'où l'exaspération de l'auteure, sentiment partagé par plusieurs lectrices : pourquoi les femmes devraient avoir à demander de l'aide, comme si elles étaient de facto responsables de tout ce qui doit être fait dans la maison ? 

En lisant ça, au début, j'ai soupiré. Encore un brûlot féministe destiné à nous faire encore sentir cheap, nous les hommes, de ne pas participer encore assez aux tâches ménagères. Alors que c'est souvent parce qu'on fait autre chose, comme de l'entretien extérieur, ou alors on travaille plus, etc.

Je ne me sentais pas non plus très visé par cette BD (au demeurant bien faite et qui, dans le style, ressemble à ce que fait ici le Pharmachien), puisque je me considère comme un gars très impliqué dans le dedans de la maison comme dans le dehors.

(C'est d'ailleurs moi qui cuisine et nettoie le plus ces temps-ci pendant que Désirée surveille et divertit Jojoba tout en mijotant un autre poupon dans son bedon. Pas de problème parce que surveiller bébé #1, c'est une tâche en soi et pas toujours facile. Je suis content de me concentrer sur un aspirateur ou une tondeuse de temps en temps, ça relaxe.)

Mais il faut être naïf pour croire que le partage des tâches ménagères est une affaire réglée au Québec. J'exclus ici les couples qui s'entendent sur qui en fait plus que l'autre parce que l'autre travaille 100 heures par semaine, par exemple, ou n'a tout simplement pas de bras... 

J'ai cependant le sentiment que le problème est plus aigu en France où, comme dans bien des pays, le machisme est toujours considéré comme une vertu. Je connais un Français établi au Québec qui se vante de n'avoir jamais changé une seule couche de ses deux enfants, aujourd'hui préados. Y'a de quoi être fier ! (#ironie).

Ce que je dis, messieurs, c'est que le monde a changé - pour le mieux - et qu'en conséquence il faut faire un effort pour aider davantage (si ce n'est pas déjà fait) nos tendres moitiés. Ménager la « charge mentale » des mères, qui généralement se font plus de soucis que nous. Comme dit le dicton, une femme joyeuse est une femme heureuse*. 

Si elles tolèrent aussi le désordre, laissez-en moins. Chez moi, je suis le plus freak du ménage et celui qui insiste le plus pour en faire. Mais ça a ses bons côtés. Comme Désirée a une plus grande tolérance aux traîneries, je me sens moins coupable quand j'en laisse.

(*C'est de moi, ça.)




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