Debout!

Après les dents, ses premiers mots et sa première crise de bacon, bébé Jojoba a... (123RF)

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

Après les dents, ses premiers mots et sa première crise de bacon, bébé Jojoba a franchi une autre grande étape de sa vie : marcher.

Désormais, au lieu du petit trot sonore qui m'accueillait à mon retour dans le nid familial montérégien, j'ai droit à des pas un peu plus lents et incertains et accompagnés de battements de bras que ne renierait pas une mouette. Le tout accompagné de cris et de borborygmes aussi mignons que stridents.

Évidemment, elle est par conséquent moins stable, ce qui fait que chaque coin de porte/tiroir/chat est un obstacle potentiel. Heureusement, pas encore de gros choc pour l'instant, si l'on exclut toutes les fois où elle retombe durement sur les fesses après une fausse manoeuvre ou le temps d'une pause syndicale.

Parlant du chat, l'héritière tente de la toucher chaque fois qu'elle la voit, mais sans succès. Vadorette snobe le bébé avec le dédain d'un avocat imbu de lui-même envers un journaliste, fuyant dès que le regard sans malice du poupon se pose sur son corps duveteux. 

C'est aussi bien, remarquez, puisque si, par hasard, Jojoba réussit à attraper l'indépendante bête, elle ne se contente pas de la flatter. Elle agrippe tout un morceau de peau féline dans sa petite main et le tire vers elle... Bref, si Vadorette n'avait pas réussi à fuir avant, c'est là qu'elle le fait.

Dur, dur d'être un bébé. Même debout, les bêtes à quatre pattes nous regardent de haut. 

Nombrilisme

J'aime le printemps, le retour de la chaleur et tout et tout, mais il y a une chose qui m'horripile chaque fois que réapparaissent les bourgeons : le retour des motos. 

Pas toutes. Juste celles dont le bruit du moteur prend un malin plaisir à concurrencer celui d'un Boeing 747, c'est-à-dire, tristement, la majorité. 

Pourquoi la plupart des motocyclistes ressentent-ils le besoin de s'équiper d'une bécane qu'on peut entendre sur des kilomètres ? Ils veulent se faire remarquer ? Est-ce vraiment une bonne idée ? À Granby, j'en doute...

Les silencieux non conformes sont hautement surveillés dans la ville du zoo, et c'est à mon avis une très bonne chose. Personne n'a le goût de vous entendre pétarader, messieurs et mesdames, sauf peut-être les autres motocyclistes (et là encore, j'en doute).

On le sait, avoir une moto, c'est être épris de liberté et semi-­rebelle. Fort bien. Mais déranger tout le monde pour le plaisir, c'est du nombrilisme à l'état pur. 

Et les motocyclistes qui manifestent parce que leurs frais d'immatriculation et leurs assurances sont trop chers... J'ai de petites nouvelles pour vous : la moto, c'est un loisir de riche pour ceux qui veulent se payer un bolide utilisable six mois par année, alors assumez. 

Pris en flamand délit

Des lecteurs attentifs de La Voix de l'Est m'ont fait remarquer que j'ai commis (au moins) deux fautes de français depuis un mois, et j'en suis désolé. D'un autre côté, ça m'a permis d'apprendre (encore) de nouvelles choses sur cette fabuleuse (et bigrement compliquée) langue française.

D'abord, j'ai écrit que « Santé Canada ne se commet pas », ce qui est un anglicisme au sens de s'engager, promettre, comme me l'a fait remarquer un enseignant du cégep bien intentionné. En français, le verbe commettre signifie plutôt « accomplir une action blâmable », comme dans « commettre un crime ».

Mais il y a pire ! Ma collègue Anne Normand, automobiliste redoutable et fervente amateure de Scrabble et de petits chiens, a trouvé amusant que j'aie confondu les mots flamant (comme dans flamant rose) et flamand, comme dans le Belge du même nom. « Flamand­ rose », comme je l'ai écrit, signifie donc un Belge particulièrement doux et attentionné... 

Merci pour vos bons mots.




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