Ma poule

CHRONIQUE / Pas fâché de constater que Granby autorisera bientôt les poules... (Archives La Voix de l'Est)

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

CHRONIQUE / Pas fâché de constater que Granby autorisera bientôt les poules urbaines. Depuis le temps que je rêve d'avoir mon propre poulailler avec mes poules de luxe que je nourrirais avec précaution et parcimonie, protégé par mon chapeau de paille dans mon arrière (basse ?)-cour afin d'en récolter les oeufs bénis avec lesquels je ferais des omelettes jusqu'à ce que mon corps suppure d'oméga-3, yé.

C'est une blague. Ça ne m'intéresse pas vraiment d'en avoir, et de toute façon j'ai quitté la ville du Zoo, l'an dernier, pour une coquette municipalité de la Montérégie dont le nom ressemble à un empereur romain et qui n'a pas encore autorisé les gallinacés en ville. 

D'ailleurs, je ne comprends pas l'engouement vaguement grano de vouloir élever ses propres poules, à part le fun de pouvoir dire : as-tu vu mes poules ? 

- Wow, belles poules ! 

- Merci !

- (...)

- (...)

- Une bière ?

- Ok.

J'imagine que ça paraît bien et que ça fait écologique. En en élevant pour sa propre consommation, on se rapproche aussi de ce concept tant valorisé qu'est l'autarcie, à ne pas confondre avec le mammifère marin au nom similaire.

Mais ça demande beaucoup d'entretien, non ? Pas autant qu'un flamand rose, j'en conviens, mais il faut chauffer le poulailler l'hiver, le nettoyer, ramasser quotidiennement les oeufs...

N'est-ce pas plus simple d'acheter ses oeufs à l'épicerie comme tout le monde et laisser l'élevage avicole aux professionnels ?

Qu'en penses-tu, ma poule ?

Pas sûr non plus que j'aimerais ça que mon voisin se fasse l'émule d'un fermier prospère et que j'entende caqueter jour et nuit à côté de ma véranda. Sans oublier l'odeur particulière et âcre du fumier de poule. Et du coq. Je sais, les coqs seront interdits. Mais qui va garder les poulaillers contre les prédateurs, hein ? QUI ?

Bon, s'il y en a qui veulent absolument avoir leurs poules bigarrées avec lesquelles ils devront se battre quotidiennement pour en ramasser les oeufs de grosseurs diverses, comme dit le maire de Granby Pascal Bonin, « Granbyen » leur en fasse.

De mon côté, je continuerai à récolter mes oeufs dans leur habitat naturel, soit le contenant en carton, les blancs d'un bord, les bruns de l'autre, avec les moyens, les gros, les très gros et les poupons d'autruche. C'est moins salissant et le renard ne peut pas entrer dans mon réfrigérateur.

Culot

J'ai récemment assisté à la sélection d'un jury où on a demandé à chaque candidat si, à leur avis, leur jugement et leur application de la loi seraient teintés du fait que l'un des accusés est noir. J'ai été encore plus surpris de constater qu'une fois de temps en temps, un candidat n'était pas du tout gêné de répondre par l'affirmative.

Je ne referai pas le débat, que je trouve oiseux, à savoir si les Québécois sont racistes ou non. Il y a des racistes ici comme il y a en a partout ailleurs, et il y en aura toujours. Ce qui évolue avec le temps, c'est le pourcentage de racistes, qui varie avec les époques, mais qui est globalement à la baisse. 

De là à admettre devant un juge qu'on est raciste... Il faut du culot, non ? Ou peut-être n'avaient-ils tout simplement pas le goût d'être jurés. Je m'accroche à cette idée.

Salut, Antoine !

Toutes mes salutations à notre bien-aimé et resplendissant collègue Antoine Lacroix, qui s'en va travailler sous des cieux montréalais. Je ne crois pas exagérer en disant que c'est une perte pour l'information granbyenne en général et ses nombreuses admiratrices en particulier. Antoine est beau, certes, mais il est aussi bon journaliste. Plus bon que beau ? C'est à débattre.




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