L'étoile du match

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Quand on m'invite à jouer une partie en plein air ou dans la moiteur et les effluves de poche d'un aréna, j'y vais.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

À ceux qui se plaignent que je ne parle jamais de notre sport national - de toute façon, je ne voudrais pas couper l'herbe sous le pied de mon collègue des sports Michel Tassé, d'autant plus qu'il est plus musclé que moi - sachez que je suis moi aussi, à ma façon, un gars de hockey.

Je ne le regarde jamais à la télé et je ne connais rien aux sacro-saintes statistiques. Mais je peux vous dire qui était l'assistant-réalisateur sur Blade Runner (1982) : Ivor Powell. Et quand on m'invite à jouer une partie en plein air ou dans la moiteur et les effluves de poche d'un aréna, j'y vais.

C'est arrivé récemment. Pour les 40 ans d'un ami d'enfance, il avait réservé l'aréna de Contrecoeur. Oui oui, l'aréna au complet. Après la demi-douzaine de blagues d'usage sur le nom de cette ville (« je suis venu à contrecoeur à Contrecoeur, HA HA HA), j'ai enfilé mes patins presque neufs dans un vestiaire qui, ô surprise, sentait bon l'échinacée. C'est pas moi qui allais m'en plaindre.

Je sais patiner. Mais, comment dire, Brian Orser et moi, ça fait deux. Je peine à maîtriser l'arrêt brusque-à-deux-patins-parralèles, manoeuvre à laquelle je me suis entraîné longuement avant le match en essayant de ne pas avoir l'air trop bizarre. Pour me rendre compte que j'étais capable d'un côté, mais pas de l'autre. En espérant que j'aie juste à arrêter de la droite.

Autre constatation : un bâton de hockey, c'est pratique pour se tenir en équilibre quand deux lames ne suffisent pas, mais ça ne prévient pas de foutre le camp par en arrière. Ouch. J'ai aussi essayé de slapshoter comme les pros, mais avec un succès digne de l'émission La relève, c'est-à-dire mitigé. De toute façon, il y avait des enfants sur la patinoire. Il fallait faire attention.

J'ai aussi un copain qui avait la fâcheuse habitude de jeter les gants pour un ci ou pour un ça. À la blague, bien sûr. Sauf qu'il fallait bien que je me défende, ne serait-ce que mollement, pour sauver ce qui me restait de dignité. À nouveau, mon équilibre était précaire. Je lui ai quand même foutu une bine sur l'épaule, avec ma tête, en tombant - par en-avant cette fois-ci.

Bref, à part mon manque de talent, d'équilibre, de vitesse, de précision et de coordination, ce fut un match très agréable. J'ai même compté un but (par erreur). Heureusement, mes amis ne sont pas trop critiques. Ils n'ont pas ri de moi une fois. Faut dire que je suis relativement costaud.

Mais pas autant que Michel Tassé. 

Circonspection

Avec le bébé, la maison et tout et tout, je n'ai presque plus de temps pour regarder des films. Je suis passé de deux longs-métrages par semaine à un par mois, que je regarde à coups de 15 minutes. Impossible de faire mieux. C'est pourquoi je choisis maintenant mes films avec circonspection. 

Le dernier a été John Wick (2014). Ah, Keanu Reeves ! Malgré son registre limité, l'acteur au look du tonnerre réussit encore à se réinventer. Et ce film-là m'a réconcilié avec le genre usé de « film de tueur à gages ».

L'histoire est banale : assassin retraité, Keanu Reeves se fait voler sa bagnole et tuer son chien. Il part alors en croisade pour se venger et abattre tous ceux qui se mettent en travers de son chemin. Un synopsis idiot, mais tout est dans la forme. Filmé de façon très léchée, avec bagarres hyperréalistes et blessures sanglantes, le ton est glauque, mais étonnamment rythmé et accrocheur. Et que dire de Keanu, tout à fait crédible en badass, avec attitude renfrognée et tatouages à la clé. 

Une belle découverte, mais pas pour les coeurs sensibles.

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