La face cachée de Facebook

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Un jeune journaliste de La Voix de l'Est m'a récemment montré comment accéder à mes messages Facebook invisibles.

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

Je ne suis pas un spécialiste de la technologie, même que la technologie m'énerve la plupart du temps. Il arrive toujours une bébelle plus performante que la précédente et quand ça brise, ça prend tout pour la réparer, quand on ne nous suggère pas tout simplement d'en acheter une autre.

Heureusement, j'ai des collègues versés dans l'art des boutons invisibles, des téléphones intelligents/stupides et des multiples possibilités d'internet, même si, soyons honnêtes, à part s'envoyer des niaiseries, des photos de chats et regarder des gens tout nus, on s'en sert pour quoi? L'internet n'est pas la grande bibliothèque virtuelle du savoir qu'on nous promettait. En fait, oui. Mais on ne s'en sert pas pour ça.

Un jeune journaliste de La Voix de l'Est m'a récemment montré comment accéder à mes messages Facebook invisibles. En clair, les courriels que je reçois par ce réseau social de gens avec qui je ne suis pas «ami». (Pour les non-initiés, il faut cliquer sur «Demandes de messages» dans l'onglet dialogue.)

J'ai alors découvert avec stupéfaction que plein de gens que je ne connaissais pas m'avaient écrit, dont une dizaine pour me parler de ma pitoyable prestation à une émission de télévision où je devais épeler le mot Worcestershire. Un ami qui y participait m'avait appelé en renfort. Je crois qu'il ne le fera plus jamais. J'ai bousillé le nom de la célèbre sauce en moins de temps qu'il ne le faut pour dire «Taxi payant».

Le message le plus éloquent était le suivant: «Je viens de voir taxi payant et tu est poche sa là même pas de bon sens». Remarquez l'utilisation audacieuse du «sa» pour dire «ça », comme dans «ça l'a» (Sallah?) et la légère erreur dans l'utilisation du verbe «être» à la deuxième personne du singulier. Sinon, ça l'a l'air correct.

Hormis les incontournables demandes louches de jeunes femmes russes en manque de sexe, j'avais aussi plusieurs questions relatives à mon travail à La Voix de l'Est. J'en profite pour m'excuser à tous ceux qui ont cherché à me joindre de cette façon, je ne vous ai pas répondu par ignorance et non par snobisme, vous savez bien.

L'un d'eux me demande d'enquêter sur l'arnaque des poissons à Granby. Il soutient que dans les restaurants de la ville du zoo, on vend de la sole qui n'est pas de la sole, mais bien de la plie, si c'était de la sole elle serait servie entière. J'avoue que ça dépasse mes compétences et je vais mettre un homme là-dessus. D'ici là, surveillez bien vos poissons, il y en a qui se prennent pour d'autres.

Anonymat

Il m'arrive de me faire reconnaître dans la rue et, plus fréquemment, à l'épicerie. Surtout dans l'allée des viandes, entre la saucisse et le poulet.

La plupart du temps, que dis-je, 99 % du temps ce sont des femmes qui m'interpellent. Je me dis que c'est simplement parce que les femmes lisent davantage. Peut-être aussi que ma chronique est trop frivole pour les détenteurs de chromosomes XX, ce à quoi je ne peux que plaider coupable.

Elles me demandent souvent si Désirée et Jojoba sont les vrais noms de ma dulcinée et de notre enfant. Bien sûr que non. Qui donnerait le nom d'un arbuste mexicain de la famille des buxacées à un poupon? Son vrai nom ressemble à Jojoba, bien sûr, c'est comme Désirée, mais ce n'est pas ça. Je leur permets de garder un minimum d'anonymat. Surtout dans le cas de bébé: qui sait si elle souhaite devenir mondialement connue? Elle ne s'est pas encore exprimée sur la question.

D'ailleurs elle ne s'exprime pas encore très bien, mais babille énormément. C'est beau à entendre.

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