Le magnat bronzé

Le candidat républicain Donald Trump.... (Associated Press)

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Le candidat républicain Donald Trump.

Associated Press

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

«Je suis tannée d'entendre parler de Trump!», m'a lancé Désirée, cette semaine.

Vaut mieux tard que jamais, me suis-je dit en finissant de laver une trop grande quantité de biberons. Ça fait quatre ans que les médias en parlent (il n'y a jamais de répit dans les élections américaines) et chérie est tannée à un mois du scrutin!

En tant qu'enseignante au primaire, je comprends que ça lui importe peu de suivre ou non l'actualité brûlante de nos attachants mais étranges voisins du Sud. (Ils sont comme les employés municipaux qui donnent des contraventions de stationnement dans la rue Principale à Granby: on ne sait pas trop quoi en penser, mais ils ont l'air sympathiques. Jusqu'à ce qu'on pogne un &?%$# de ticket).

De toute façon, je la vois mal enseigner «Trump 101» à ses ouailles, avec des notions comme «Mentir, est-ce si grave?», «Faire fortune sur le dos des autres» ou encore «Le Spray-Net, un art de vivre». Alors elle se contente de regarder aller le candidat aux mains trop petites, sans trop se prononcer et de façon désintéressée. Je ne peux pas lui en vouloir.

J'en arrive à cette réflexion: n'est-on pas en train de s'inquiéter pour rien? Oui, le magnat bronzé est candidat à la présidence et peut théoriquement être élu président des États-Unis le 8 novembre prochain, devenant ainsi le premier président au toupet orange. Mais est-ce qu'une majorité d'Américains voterait vraiment pour lui?

Il est contesté dans son propre parti. Il s'embourbe dans ses mensonges. Il n'a aucune expérience politique et traîne une réputation de coureur de jupons et d'homme d'affaires sans scrupule. Je sais, il y a plein de gens qui le trouvent «correct». Qui sont fiers d'appuyer un candidat qui a fait fortune, qui dénonce l'establishment (n'en fait-il pas partie?) et qui dit les choses crûment.

Sur ce dernier point, je suis d'accord avec eux. Ça fait du bien un politicien au langage direct qui évite les périphrases, les euphémismes et les circonvolutions (comme dans cette phrase). Mais il faut regarder ce qu'il dit et pas seulement la façon dont il le dit... C'est là que la batte de baseball blesse.

Je reviens à mon argument de base (ball?): avec tous ses défauts, ses squelettes dans le placard et le fait que Trump se soit mis à dos tellement de gens avec ses déclarations à l'emporte-pièce sur les femmes, les Noirs, les latinos... qui va voter pour lui? Il va y en avoir, mais suffisamment pour qu'il soit élu? Il y a des limites à la stupidité.

Ou peut-être pas.

Riez

Parlant de tickets, j'ai reçu - par courrier recommandé s'il vous plaît - ma première contravention émise par un radar photo. J'étais assez content!

C'est pas vrai, j'étais fru. En plus, je ne roulais pas si vite que ça. Je revenais de travailler, il était tard, je me dépêchais pour voir bébé Jojoba avant qu'elle ne tombe dans les bras de Morphée de façon sporadique.

Soudain, que vois-je? Deux éclairs, mais pas de nuage. Aaaah, ça y est. Je me suis fait pogner. Zut.

J'ai pensé contester la fichue contredanse en faisant valoir en cour que si ça continue comme ça LES ROBOTS VONT CONTRÔLER LE MONDE, bordel. Est-ce vraiment ce qu'on veut? Que la Montérégie finisse par ressembler à la lande désolée et infertile du début de Terminator (1984)? Riez, on s'en va vers ça.

Mais l'envie d'aller encore plaider une cause en cour n'y était pas et je voulais conserver ma fiche parfaite de 100% de victoire au prétoire. Faque j'ai envoyé mon chèque. Mais je n'ai pas dit mon dernier mot. Je reviendrai.

Ta-dum tum du-dum... Ta-dum tum du-dum...

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