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Une femme vetu d'un burkini se baigne en... (Olivier Pontbriand, La Presse)

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Une femme vetu d'un burkini se baigne en compagnie d'une jeune fille sur une plage de l'Ontario.

Olivier Pontbriand, La Presse

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

J'ai toujours trouvé les députés de la Coalition avenir Québec (CAQ) sympathiques, mais cette semaine, l'un d'eux m'a donné l'impression que le parti de François Legault était désespérément en manque d'attention.

Le burkini, vraiment? C'est tout ce qui vous avez trouvé pour faire parler de vous?

Je me demande où ce maillot de bain intégral porté par certaines musulmanes et qui semble sorti d'une garde-robe estivale des années 1920 pose problème au Québec. Sûrement pas en Gaspésie, où il faut de toute façon se baigner avec un wet suit tellement l'eau est froide.

C'est un symbole d'asservissement de la femme, oui. Mais c'est aussi culturel. Donc ça ne sert à rien de le dénoncer à outrance ou de lancer des roches à celles qui en portent. C'est avec le temps et la compréhension que les mentalités évoluent. Pas avec l'attaque.

La députée de Montarville, Nathalie Roy - qui n'est pas à un débat populiste près - a déclaré cette semaine que le burkini la «heurte profondément» et que le gouvernement Couillard «manque de courage» en ne l'interdisant pas. Au contraire de ces villes balnéaires françaises où c'est désormais interdit, ce qui a pour joyeuse conséquence, notamment, que les plaisanciers ont commencé à se taper dessus.

Avec ses récents attentats terroristes, la sensibilité de la France est tout autre. Mais ici... Notre attitude d'ouverture a fait en sorte que les immigrants se sentent bien moins exclus qu'ailleurs, et c'est quelque chose dont il faut être fiers plutôt que de se croire bonasses ou de les blâmer de tous les maux.

Et c'est quand la dernière fois que Mme Roy a vu un burkini et s'en est choquée? Personnellement, ça ne m'est arrivé qu'une fois, au parc de la Yamaska. J'ai trouvé ça dommage pour la jeune fille, mais je me suis dit tant pis pour elle et je suis retourné à mon frisbee. Comme le gouvernement présentement, j'avais mieux à faire.

Sans oublier qu'interdire le burkini serait à toutes fins pratiques impossible. On va mettre un policier sur chaque plage (quel boulot agréable toutefois)? Et que faire des pudiques ou des albinos qui portent des vêtements longs et des chapeaux? On les arrête eux aussi?

Cette histoire me donne le goût de me cacher, moi aussi.

Des nouvelles de Jojoba

Vous êtes des centaines à m'en demander, alors en voici. Notre fille Jojoba (nom fictif) a maintenant sept mois, quatre dents et une forte propension à agripper tout ce qui lui tombe sous la main - et à tirer dessus. Ça inclut les napperons, les cheveux et notre chatte Vadorette, qui en peu de temps a appris à fuir ce bébé joufflu, mais étonnamment prompt dans ses mouvements.

J'ai aussi appris, à la dure, que quand on est un homme viril et poilu de la poitrine, il ne faut pas se coller un bébé de cet âge-là sur le chest. Se faire tirer les cheveux, ça fait mal; se faire tirer les poils de poitrine, ça fait mal en &?%$#@.

Elle ne parle pas encore, mais elle utilise un langage que je qualifierai de «Joe Dassin-esque». Au lieu de mots précis, elle babille «takata, takata, takata...» en jouant, ce qui me donne le goût d'ajouter «voilà les Daltoooooons!» ou «J'enteeeends mon coeur qui bat», selon le cas.

Elle rebute aussi à avaler de la nourriture solide. Au-delà de cinq bouchées, elle détourne la tête pour contempler nos nouveaux rideaux, d'ailleurs très jolis. Au moins, elle aime le beurre de pinottes.

J'ai une autre bonne nouvelle à vous annoncer: elle sera bientôt grande soeur. Enfin, pas bientôt bientôt, là. En avril prochain. Et avant que vous me posiez la question, oui, c'était voulu!

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