Pouet pouet

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Remarqué cette semaine: je dois dire adieu au concept de «voyager léger».

Fini le temps où je partais pour un week-end avec quelques effets dans un sac de toile, une gourde et le dernier exemplaire du magazine Popular Mechanics (surtout que je n'ai jamais lu cette revue).

Avec Désirée et notre bébé Jojoba, nous avons tenté un premier «voyage» de trois jours dans Lanaudière. Vous ne savez peut-être pas c'est où, Lanaudière, mais ça regorge d'attractions: le ski, les descentes en tripe, la rivière-patinoire de Joliette, le musée de Louis Cyr, et même un monastère de style Art déco. Les moines sont toujours vieux, mais le monastère est neuf. On ne peut pas tout avoir.

Déjà, avec une blonde, il faut s'attendre à beaucoup de bagages. Elles sont comme ça, les filles: trop, c'est mieux que pas assez. Pas grave si elles apportent trois robes supplémentaires en prévision de peut-être sortir en boîte à Saint-Alphonse-de-Rodriguez. De toute façon, qui transporte les valises? Hé oui, c'est bibi.

Alors avec deux filles, comprenez... Je ne pensais pas que ma Toyota pourrait accueillir autant de sacs, jouets, chaise vibrante, bain et tapis d'éveil, mais après une bonne demi-heure de Tetris-valise, j'ai réussi à tout faire rentrer.

C'était juste, et il avait du stock sur le siège arrière, mais j'étais vraiment fier de mon coup. Jusqu'à ce que je me rende compte que j'avais oublié le bébé. Zut. Tout était à recommencer.

*** 

Une heure plus tard, donc, nous sommes partis avec la joie et une légère appréhension dans le coeur. Car il n'y a pas que le facteur équipement à considérer dans un voyage-avec-bébé, il y a aussi le facteur temps.

À un moment donné, il faut bien arrêter pour nourrir cette petite bête-là. Ce qui impliquait dans notre cas une escale au département de la restauration des Galeries de Terrebonne. Mais si bébé s'endort facilement en auto, il n'apprécie pas les ralentissements et encore moins les arrêts. Jojoba a fait honneur au tube de Mario Pelchat Pleurs dans la pluie qui jouait alors à la radio.

Finalement, quatre heures (...) après notre départ de Granby, nous sommes arrivés à destination où je dus me mesurer cette fois-ci à une entrée en pente faite de terre et de neige mouillée. On s'en est tirés grâce à quatre gaillards sortis de nulle part et qui se sont aimablement proposés pour me pousser pendant que Désirée les encourageait à coups de «ho! hisse!», que n'aurait pas reniés le capitaine Jack Sparrow.

Là-dessus, je souligne que j'ai été extrêmement chanceux ces dernières années d'avoir été aidé, deux fois plutôt qu'une, par des gangs de gars qui passaient par là et qui n'ont pas hésité à venir à mon secours. Je sens que j'ai à redonner à la communauté du monde-pogné-dans-la-neige.

L'incident a toutefois eu raison de ma courroie de volant, ou comme l'appelle mon garagiste de façon plus prosaïque, ma strap de power steering.

Ce fut quand même de belles mais courtes vacances, que Jojoba semble avoir appréciées bien qu'elle n'en ait rien dit (elle n'a que deux mois). Ça a fait du bien de changer d'air et de se retrouver à nouveau dans six pieds de neige.

Et à tous les chialeux qui se plaignent que l'hiver - comme le veut l'expression consacrée et un peu quétaine - n'ait pas dit son dernier mot, je dis: pouet pouet!

***

Vous êtes nombreux à m'avoir demandé si j'avais réellement pogné un autre ticket en sortant de la Cour municipale de Granby, la semaine dernière, après avoir, dois-je le rappeler, contesté avec succès une contravention.

J'admets, un peu penaud, que j'ai menti. Je trouvais que ça faisait un bon punch... Me pardonnez-vous?

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