Estocade

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

Puisqu'il faut en parler, j'ai vu le dernier film de La Guerre des étoiles (du calme, vous n'en entendrez plus parler à partir de la semaine prochaine) et je vais sûrement me faire lancer des sabres laser par la tête en vous disant que ce n'est pas aussi bon que le tapage médiatique l'entourant veut vous faire croire.

Le film a de la gueule: du budget, des acteurs compétents, des décors flamboyants, des effets spéciaux impeccables, de l'action à revendre... N'empêche qu'on sort de la salle de cinéma avec la désagréable impression que les producteurs ont tant voulu faire écho à la trilogie originale qu'ils ont copié-collé le scénario du film de 1977.

Aussi, et sans vouloir gâcher votre plaisir, on nous laisse en plan, à la fin, avec plusieurs questions sans réponse. Je comprends qu'on veuille en garder pour les prochains films - au prix que Disney a payé pour avoir les droits de Star Wars (4 milliards$), normal que l'entreprise veuille rentabiliser son investissement -, mais c'est un peu frustrant. Une oeuvre, à mon avis, doit se suffire à elle-même, sinon elle n'est qu'un outil de marketing.

Sans oublier que le scénario, bien que simple à la base, s'emberlificote à l'occasion au point où on ne comprend plus trop les motivations des personnages, qu'ils soient bons ou méchants.

Mais bon, c'est pas un mauvais film non plus et les fans de Star Wars y trouveront leur compte (les autres, un peu moins). Les personnages principaux sont attachants et souvent drôles, le rythme est soutenu, les combats sont rondement menés (les fans d'escrime remarqueront que l'héroïne privilégie les estocades aux frappes de taille, une nouveauté que je prends plaisir à souligner simplement parce que j'avais le goût d'écrire «estocade» dans cette chronique) et le nouveau robot plaira à coup sûr aux enfants et aux amateurs de soccer.

Cela dit, j'aurais pris un méchant plus imposant, un scénario plus original, des dévoilements plus surprenants et, évidemment, un peu plus de Luke Skywalker, qu'on voit finalement très peu tout en se demandant pourquoi il semble si important dans l'histoire...

Un bon point, toutefois, pour la naissance du premier couple interracial de La Guerre des étoiles (jusqu'à tant qu'on réalise qu'ils sont peut-être frère et soeur!). Accepter ceux qui sont différents et apprivoiser la diversité, n'est-ce pas le grand message sous-jacent de tous les films de science-fiction?

Sondages

Fâché contre moi, le président du Parti québécois de Granby est, aurait justement dit Yoda dans Star Wars.

D'une plume trempée dans le vitriol, Mario Blanchard m'a reproché par courriel, cette semaine, d'avoir cité l'ex-animateur Daniel Pinard, dans ma dernière chronique, qui disait que seulement 9 % des jeunes de moins de 30 ans sont pour l'indépendance du Québec (voir le courriel intégral ici).

Il soutient que ce chiffre est faux et qu'«une simple recherche des maisons de sondage CROP ou Léger [m'] aurait permis de constater que la souveraineté du Québec obtient toujours l'appui de plus ou moins 40 % de la population y compris les jeunes».

M. Blanchard a tout à fait raison: je n'ai pas vérifié si M. Pinard disait vrai et le journal est responsable de tout ce qu'il publie. Mais il se trompe aussi puisqu'après vérification, je constate que les sondages ne donnent pas toujours 40 % d'appui à la souveraineté dans tous les groupes d'âge. C'est souvent moins, quoique bien supérieur à 9 %.

Je suis tout de même d'accord avec l'esprit de ce que Daniel Pinard disait, soit que la ferveur indépendantiste décline. Il faut être aveugle pour ne pas le voir, ne serait-ce qu'en constatant le résultat des dernières élections provinciales.

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