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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

Je suis un peu triste que La Presse n'imprime plus sa version quotidienne à partir de janvier, mais comme ma grande et élégante patronne l'a répété, cette perspective était connue depuis longtemps. À Montréal, comme vous le savez, ils sont full techno. À Granby, on l'est un peu moins (pour l'instant).

Prenez moi par exemple. Hormis les planches qui soutiennent quelques pots de fleurs et bibelots d'un goût douteux au-dessus de mon foyer, je n'ai même pas de tablette. En fait, je n'ai même pas de foyer. C'est tout dire.

Autrement dit, n'ayez crainte pour La Voix de l'Est, le journal est là pour rester. À condition bien sûr que le lecteur, qu'il soit numérique, à papier, manchot, cruciverbiste, albinos ou Bosniaque, soit toujours au rendez-vous.

Le problème avec l'information de nos jours, ce n'est pas l'actualité. Elle n'est ni plus morne ni plus glauque qu'avant, au contraire (si vous pensez ça, vous n'avez pas lu La Voix de l'Est durant la Deuxième Guerre mondiale). Le problème, qui en même temps est peut-être la solution, c'est l'internet.

Comme avec la porno, il y a tellement d'informations gratuites sur internet qu'on est tentés de se dire: alors, pourquoi payer pour ça? La réponse: pour préserver sa qualité (je parle d'information, là). De nombreux sites internet repiquent des informations des médias traditionnels, mais ces derniers restent les plus prompts et les plus au courant. Et surtout, les plus fiables.

Je peux lire un article sur un site à la crédibilité douteuse, je peux aussi le croire, mais ça reste une supposition. Quand j'en lis un dans La Voix de l'Est ou La Presse, les déclarations qu'il contient peuvent aussi être remises en question - les promesses d'un politicien, par exemple -, mais l'information n'en est pas moins rigoureusement exacte. Voilà pour la qualité.

Et puis honnêtement, sans La Voix de l'Est, comment seriez-vous à jour dans la progression de cet envahisseur méconnu et terrifiant qu'est le nerprun bourdaine, sujet brûlant dont nous faisons une couverture exhaustive? Ha! Je savais bien que j'allais vous convaincre, dret là.

Écrire avec ses rotules

Avis à mes amis lecteurs (pourquoi dis-je «amis», d'ailleurs? Je ne vous connais pas personnellement. Peut-être êtes-vous désagréable. Mais je pense vous connaître un peu, quand même, par vos courriels, vos téléphones et vos interrogations. Et j'ai déjà quelques amis désagréables, alors un ou deux de plus, c'est pas grave. Bref, poursuivons), cette chronique fera relâche - tout comme le reste de mon corps - pour au moins les deux prochains mois.

Comme je l'ai déjà mentionné, je dois me faire opérer un deuxième genou d'ici peu. À ce moment-ci de cette chronique, vous vous dites probablement: comment un genou immobilisé peut-il l'empêcher de travailler? Il n'écrit pas avec ses rotules, quand même! Tout à fait pertinent comme question.

Hormis le fait que mon genou charcuté devra rester immobilisé pendant longtemps (et que je serai obligé de prendre des bains au lieu d'une douche, tabouére), le problème c'est que je ne pourrai pas conduire. Premier hic. Bien sûr, je pourrais continuer d'écrire de chez moi, seul, comme un ermite en haillons, sauf que je ne peux pas écrire que sur ce qui se passe par la tête, même s'il s'en passe beaucoup. Il faut que je me déplace, que je rapporte des événements, des déclarations, des recherches. Et ça, ça se fait très mal en béquilles.

Je pourrais bien sûr continuer à vous confier mes plus profondes réflexions comme dans ces colonnes, mais mes pensées risquent d'être plutôt moribondes/ennuyantes au cours des deux prochains mois, et je ne voudrais pas vous imposer ça. J'aime mieux écrire joyeux. À plus!

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