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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

Chaque 1er juillet que je ne déménage pas, je dis merci à la vie. Pas à voix haute, bien sûr; je le pense. Faire des boîtes, transporter des boîtes, défaire des boîtes, transporter des meubles, abîmer des meubles, jeter des meubles... Tout ça est épuisant. Et on tombe toujours sur un livre ou un objet quelconque auquel on ne pensait plus et qui, soudain, accapare toute notre attention, juste pour nous retarder.

Mais je ne perds rien pour attendre.

Puisque Désirée travaille d'un côté de la Montérégie et moi de l'autre, il était inévitable qu'on s'établisse un jour à mi-chemin entre nos deux emplois, et non que je sois privilégié de rester à seulement huit minutes en voiture de La Voix de l'Est. Nous attendions que chérie trouve une école où elle se sente à l'aise, ce qui est fait.

De mon côté, je suis toujours à l'aise de travailler à La Voix de l'Est, et même un peu trop selon mon voisin de bureau Michel Tassé qui déplore me voir lancer des balles de mousse à qui mieux mieux.

J'ai donc mis ma maison en vente, un excellent prétexte pour faire du ménage et garnir nos plates-bandes de nouvelles fleurs, question de home stager avec entrain. Je suis déjà nostalgique de mon bungalow que j'habite depuis seulement quatre ans et dans lequel j'ai investi peu d'argent et de temps mais beaucoup d'émotions. C'est ma première maison et en plus, mes voisins sont gentils, courtois et s'occupent si bien de leurs terrains que je me demande si je ne passe pas pour un paresseux, à côté d'eux!

J'ai une cour très intime, une table de ping-pong au sous-sol, un garage avec établi où je pourrais, si je le voulais, réparer différents objets... Tout ça va me manquer. Sauf à l'Halloween. Y'a personne qui passe dans ma rue à l'Halloween. C'est le seul désagrément.

J'ai aussi appris que l'unique pièce que nous avons à l'étage s'appelle une mansarde et non un grenier ou «la chambre d'en haut», comme nous l'appelions communément. Ça provient, comme tout un chacun sait, de l'architecte français François Mansart (1598-1666), merci au dictionnaire pour la précision.

On a commencé à visiter des maisons. C'est un peu gênant au début, mais on s'habitue vite et à la longue, on ne se retient même plus de faire des commentaires sur la qualité de la peinture ou la décoration des chambres (en l'absence des propriétaires, bien sûr). Il y en a qui sentent drôle, aussi (les maisons, pas les propriétaires). Ça se remarque tout de suite quand il y a eu un incendie ou si l'occupant abuse des bougies odorantes (ceci expliquant parfois cela).

Je présume que je ne serai plus là quand la future nouvelle piscine municipale granbyenne sera érigée au parc Dubuc, et c'est bien dommage. Moi qui rêve d'un sauna qui ne chauffe ni trop fort, ni trop faiblement, ce qui n'est jamais le cas à la piscine Miner. Je songe d'ailleurs sérieusement à m'en construire un dans ma future cour afin d'être autosuffisant côté transpiration. Où sont mes outils?

Vedette

Moment d'émotion cette semaine alors que nous avons vu notre futur héritier (ou héritière) pour la première fois grâce à la magie de l'échographie. Il (ou elle) a l'air en pleine forme, il (ou elle) a même agité un bras en notre direction telle une vedette à partir du char allégorique d'un défilé (et non d'une «parade», une impropriété que je lis souvent). Encore trop tôt pour savoir le sexe.

Je vous tiens aussi au courant pour le nom. Jusqu'à maintenant, Désirée et moi nous entendons uniquement sur les noms qu'on n'aime pas, et mes premières suggestions, soit Corey (Hart) et Apollo (Creed) ont été rejetées d'emblée. À suivre!

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