Crier ciseau

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La Voix de l'Est

Avec ma nouvelle apparence sans aucun cheveu je n'irais probablement plus jamais au salon de coiffure, et c'est bien dommage.

Je dis «probablement» parce qu'on va peut-être inventer la fameuse potion pour faire repousser les cheveux, un jour, comme dans le film Opération beurre de pinottes (1985), mais j'en doute. En plus, dans ce film supposément pour enfants, mais effrayant au possible, si je me souviens bien l'un des protagonistes se badigeonnait la fourche avec la méchante mixture, avec pour conséquence que ses poils pubiens ne cessaient de pousser et sortaient de jusqu'en bas de son pantalon, et on ne veut pas ça.

Fini pour moi, donc, ces joyeuses virées chez Monik pour faire couper ce qui me restait de cheveux en écoutant ses anecdotes et le doux son de ses perruches. J'en profitais aussi, tablier au cou, pour admirer les photos au mur de bellâtres bien coiffés à qui je ne ressemblerais jamais. Quand j'étais jeune, très jeune, c'est une photo de... Corey Hart que j'apportais au salon de coiffure pour faire comprendre ce que je voulais aux artisans du ciseau. Ils s'exécutaient, mais en fait ça ne m'allait pas bien du tout. Tant pis, je recommençais la fois suivante. On est fan ou on ne l'est pas.

Il semble que cette coutume d'apporter au salon une image de la coupe de cheveux que l'on aspire à avoir n'est pas perdue. On m'a confié qu'une représentante de Val-des-Cerfs a récemment apporté une photo de l'actrice Robin Wright de la série américaine House of Cards (deuxième saison) chez le coiffeur, avec des résultats saisissants. Bravo Isabelle!

Moi, il y a longtemps que je ne fais plus ça. Je disais à Monik: «coupe un peu, juste assez, mais pas trop», des indications délibérément floues, et elle me comprenait. À la fin, je me demandais toutefois si le prix valait les neuf minutes et trois quarts que ça prenait pour me couper les cheveux, mais bon, la question ne se pose plus.

Je termine en répondant à la question que toutes les femmes - et seulement elles - me posent lorsqu'elles découvrent mon nouveau look: est-ce que c'est plus froid? Les premières heures, un peu, mais après, non. Les cheveux, c'est pas de la fourrure. Sinon, pensez-y, ça ferait longtemps qu'on porterait des manteaux de cheveux. Personnellement, je me serais fabriqué un blazer avec la tignasse blonde et bouclée de mon collègue Michel Laliberté, ç'aurait été d'un chic fou.

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Full ado

Je vous ai parlé des matchs d'improvisation sous le chapiteau du parc Miner, les dimanches soir, sans évoquer les autres activités qui s'y tiennent le reste de la semaine. Désolé!

Donc, il y a aussi de la danse en ligne «pour tous», de la danse en ligne pour aînés, de la danse folklorique française, de la danse du monde, du djembé, des spectacles pour enfants, l'heure du conte, des activités d'«ainés actifs» et d'autres pour ados (voir le site internet de la Ville pour l'horaire).

Je me demande, les ados participent-ils vraiment aux activités conçues expressément pour eux? Me semble que ça entre en contradiction avec le concept même d'adolescence,ère de rébellion et de contestation par excellence, mais je peux me tromper.

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En vogue

Chaque fois que je vois un vieux qui fume à bicyclette, il me vient la réflexion suivante: ils ne peuvent vraiment pas se retenir de fumer en pédalant? Et ça annule les bienfaits du vélo, non?

Une autre mode en vogue: texter en faisant du skateboard (pour les ados). Un pied sur le rouli-roulant, l'autre par terre, un bras en l'air et l'autre qui tient le téléphone «intelligent». Bref, le mariage de la modernité et de l'insouciance. À lire bientôt dans la section accidents de La Voix de l'Est.

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