Monsieur

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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

La mort de Jacques Parizeau m'a rappelé ma première entrevue avec un politicien, que j'ai faite avec... Jacques Parizeau aux alentours de 1992. N'en chercher pas de traces puisqu'elle avait été publiée dans le journal étudiant de mon école secondaire, et je ne me suis même pas sûr d'en avoir une copie.

De toute façon, ce n'était pas l'entrevue du siècle! Un ami m'avait convaincu de prendre sa place, à la dernière minute, pour assister à un congrès de jeunes péquistes à Québec.

(Là-dessus, je précise que je ne suis pas vraiment péquiste. Entre autres parce que les chefs du PQ m'inspirent rarement confiance. J'ajoute que je ne suis pas libéral non plus, ni caquiste, ni communiste. Je suis plutôt neutre et un peu girouette sur les bords.)

À la fin d'un dîner, j'ai aperçu celui qui était alors chef du PQ et je me suis dit que ça ferait un bon article si je pouvais lui soutirer quelques déclarations à l'emporte-pièce dont il avait le secret.

Sauf que je n'avais jamais fait ça avant, je tenais mon enregistreuse d'une main moite, je me souviens m'être même demandé si j'avais légalement le droit de l'approcher. Finalement, n'écoutant que mon courage, je me suis approché de Monsieur et de sa stature imposante. À ma grande surprise, il a répondu avec enthousiasme, quoique brièvement, à mes questions sorties tout croche parce que, comme j'ai écrit au début de ce paragraphe, j'étais nerveux.

Je me demande si j'ai vraiment écrit quoi que soit de cette «entrevue» et si mon enregistreuse à cassette (...) ne s'était pas enrayée. Mais ce fut le début d'une belle aventure, comme dirait l'autre.

Je n'ai jamais revu M. Parizeau parce qu'il avait quitté la politique active - quoique jamais complètement! - quand j'ai commencé à journaliser sérieusement. Mais je souris quand j'interview aujourd'hui des politiciens et que je les sens plus nerveux que moi. C'est un juste retour du destin.

Fleuron

Ça m'étonne de voir si peu de contestation face au projet de Centre aquatique au parc Dubuc du maire de Granby, Pascal Bonin. Hormis celle, étonnante, de l'ex-maire Richard Goulet dont j'ignorais la propension à «belle-mèriser».

Je comprends l'intérêt de vouloir construire le futur bâtiment à proximité de l'aréna, du skate park et des terrains de jeux, de base-ball et de soccer. Mais charcuter le parc Dubuc, un fleuron du soccer granbyen? Ne serait-on pas mieux de bâtir ailleurs?

D'un point de vue égoïste, je l'aime, moi, le parc Dubuc et sa portion sud, qui comprend le site d'entraînement Anne-Marie Lapalme.

Tant qu'à couper un parc, pourquoi ne pas démolir et refaire la piscine à son endroit actuel, au parc Miner? Comme ça, on ne pénalise pas le soccer granbyen et la piscine reste au centre-ville, accessible à tous.

Ah non, c'est vrai, le maire veut maintenant ériger le marché public au parc Miner, et non plus à la place Johnson. Et la place Johnson, elle? On pourrait y installer des terrains de soccer...

Un p'tit café?

Je sais que je suis en retard, mais je suis en en train de lire la trilogie Millenium, ce célèbre suspense suédois paru en 2005 et mettant en vedette un journaliste aguerri, une jeune hackeuse tourmentée et des méchants truculents sur fond de nazisme et de traite de femmes. Des livres résolument féministes, ce qui ne leur enlève rien, au contraire.

Jen'ai jamais été en Suède, mais je remarque que les personnages de ces livres prennent un café en se levant, un autre en arrivant au travail, un autre durant une réunion, ensuite au dîner, quelques uns l'après-midi et parfois aussi en soirée...

Comment ils font pour dormir, ces gens-là? La Suède doit vraiment être un pays de gens réveillés.

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