Les choses simples

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Pascal Faucher
Pascal Faucher
La Voix de l'Est

(Granby) Je n'ai jamais été un fan de gadgets. J'en ai presque pas chez moi. Pas de démarreur à distance, pas de iPad, et ma télé est encore une grosse épaisse. Dans le sens qu'elle n'est pas à écran plat, s'entend.

Il y a quatre ans, on m'a offert un petit appareil-photo numérique tout à fait mignon que je n'ai eu aucun problème à faire fonctionner même si le mode d'emploi faisait 150 pages (que je n'ai pas lues, bien sûr).

Je ne l'utilisais pas à sa pleine capacité, mais il fonctionnait bien... Jusqu'à ce que je le brise en l'échappant, un mois environ après l'avoir reçu.

Pas de problème, me suis-je dit naïvement. La garantie légale était encore en vigueur et mon prévenant beau-frère m'avait aussi acheté une garantie prolongée.

Mais rien n'est simple dans le monde de l'électronique. C'est d'ailleurs sa plus grande faiblesse.

Quand je suis allé au magasin, le préposé, un jeune homme ventripotent tout à fait détestable, n'a jamais voulu me l'échanger. Même avec la garantie prolongée ! Il m'a dit: « c'est probablement de votre faute si vous l'avez échappé» d'un ton suffisant avant de tourner ses gros talons.

J'ai eu le goût de vandaliser son visage, du moins le magasin. J'ai opté pour le repli stratégique, soit revenir deux jours plus tard en espérant accrocher un préposé plus conciliant.

Ça a fonctionné. La jeune fille qui m'a alors répondu a examiné mon appareil-photo pendant quelques secondes avant de dire : pas de problème monsieur, on vous le remplacer.

!!!

J'ai encore le Kodak en question et j'en suis très heureux. Mais par manque d'intérêt et surtout à cause de l'expérience précitée, vous ne me verrez jamais la face dans une boutique de gadgets, où le prix des articles est inversement proportionnel à la qualité, quoique variable, du service.

Si vous voulez me faire un cadeau (mon anniversaire approche à grands pas, d'ailleurs), je préfère les choses simples : un livre, une casserole, ou même un taille-bordure. Ça fait toujours plaisir.

Castors zombies

Il m'arrive à l'occasion, parfois en groupe, de regarder des films d'horreur à petit budget sans prétention artistique, je dirais même sans prétention du tout. Pour le simple plaisir qu'offrent ces films si mauvais qu'ils en sont bons et font ainsi écho au leitmotiv du chanteur de Queen, Freddy Mercury, quand il entonnait «la douleur est si près du bonheur». Quoique ça signifiait probablement autre chose pour lui, d'ailleurs il en est mort, mais bon, arrêtons ici les analogies douteuses.

Le dernier en lice, donc, s'appelle Zombeavers (Castors zombies en français, ou Castombies, quoique je doute qu'il soit jamais traduit dans la langue de Molière). C'est l'histoire typique d'une bande de jeunes Américains typiques qui passent le week-end dans un chalet isolé typique et sont attaqués par, euh, des castors zombies. Dans le genre pas tuables.

Je sais, c'est complètement débile, mais aussi très réjouissant. Ça ne se prend pas au sérieux, en fait juste assez pour qu'on rigole à gorge déployée aux moments opportuns. Chaque fois qu'on voit un castor, par exemple. C'est à peine si les marionnettistes se forcent pour nous faire croire que leurs bêtes sont vivantes (ou morts-vivantes, tout dépendant du point de vue).

Même si les effets spéciaux sont anémiques, c'est bien filmé et les acteurs s'en donnent à coeur joie. Bref, je le recommande chaudement. J'ajoute que la première fille qui se déshabille n'est pas la première à mourir, mais bien la dernière. De là à dire que Zombeavers réinvente le genre, il n'y a qu'un pas.

Bon congé pascal !

 

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