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Pascal Faucher
La Voix de l'Est

Il y a de ces endroits qu'on dirait sortis de nulle part. Comme des oasis au milieu de la Montérégie. Je sais, la Montérégie n'est pas un désert. C'est une image, bon.

Je me rends souvent à Acton Vale pour le travail. Ce n'est ni une grande ville ni une beauté rare, et elle n'exulte pas la prospérité non plus. Mais quand on y regarde de près, on y trouve des recoins magiques, des endroits où le temps s'arrête et qui donnent envie de s'attarder plus longtemps que notre emploi du temps nous le permet.

Au centre-ville, dans le quadrilatère qui entoure un parc aussi joli que peu fréquenté, par-delà les usines, les trains et des voitures, il y a un café tout à fait charmant: La cuisine des cousines. Un nom, je trouve, qui évoque autant la convivialité que la lubricité, mais passons.

Les employés sont aux petits oignons avec les clients, ils concoctent leurs desserts sur place - ils font un gâteau reine Élizabeth pas piqué des vers -, il y a de la musique lounge, une petite scène pour les spectacles... On se croirait à Montréal, mais en mieux. Et ça goûte meilleur!

Pas très loin, rue Saint-André, il y a aussi Chez Auguste et compagnie, un café beaucoup plus petit, mais tout aussi invitant. C'est avant tout un comptoir pour emporter, car il n'y a qu'une table pour s'asseoir. La propriétaire, Mélanie, cuisine elle-même les soupes, sandwichs, plats et desserts savoureux qu'elle emballe minutieusement dans des sacs bruns. Ici encore, on a l'impression d'entrer dans un îlot de réconfort dont il faudra éventuellement ressortir, malheureusement, pour affronter l'hiver et le trafic valois.

Si ce n'était de moi, je passerais justement l'hiver à manger et à boire du café. C'est pas mal ce que je fais, d'ailleurs, entrecoupé de séances de travail et d'exercice. Il faut bien travailler pour se payer de la bonne bouffe, et s'entraîner pour ensuite la digérer.

Perruche

J'ai entendu une longue entrevue avec la veuve du hockeyeur Jean Béliveau, cette semaine, à la radio. Clairement, certains médias sentaient qu'ils n'avaient pas assez parlé de la mort de l'ex-capitaine du Canadien, pourtant couverte ad nauseam pendant deux semaines, en décembre... Même les décès de Gandhi et du pape Jean-Paul II n'ont pas eu droit au même traitement.

Bientôt en entrevue, le camelot de Jean Béliveau? Ah, et si sa perruche pouvait parler!

Possessions

Pendant qu'on se les gèle, il parcourt l'Amérique du Sud avec son goût de l'aventure, son trilinguisme et sa barbe de lumbersexuel.

David Riendeau a travaillé quelques mois pour La Voix de l'Est avant de tout plaquer, l'an dernier, pour s'installer au Pérou puis au Venezuela. Il écrit des articles de là-bas et en profite pour réaliser une pléthore d'excursions et d'expériences de plein air.

Je l'ai joint il y a quelques jours. Il est en plein dans son élément, ce David, mais trouve ardu de vendre ses sujets aux médias du nord. «Je me rends compte que l'international occupe très peu de place dans les journaux!», dit-il. Heureusement, la vie là-bas ne lui coûte pas trop cher.

Se plier chaque jour à des coutumes et à une langue étrangère, voilà le vrai défi. «Je comprends les immigrants au Québec d'être crevés au début, raconte-t-il. On apprend énormément chaque jour. Ça garde l'esprit en forme.»

Il dit avoir développé un goût pour l'inattendu, comme lorsqu'il est tombé malade pendant une semaine après avoir bu l'eau d'une rivière. Mais il ne se soucie pas trop du danger, comme en font foi ses neuf jours passés en Amazonie. «Le plus dangereux, ce ne sont pas les maladies, mais l'homme. Comme partout, il y a des gens mesquins. On peut trouver le meilleur et le pire.»

Finalement, il ne se formalise pas de vivre simplement. «Ce qu'on possède, nous possède», aime-t-il dire. Chérie, ça te dit l'Amazonie?

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